Ha oui effectivement.


Parfois les proverbes à la con arrivent.
Bon pas des « cadavres » au sens littéral.
Mais bon, un juste retour.

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L’info débile du jour


La stagiaire est venue se prosterner à mes pieds. 

Elle me supplie de la reprendre. 

On aura tout vu. 

Très embarrassant. 


Je me choisis… Je ne veux plus me nier
Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.

Je veux être respectée, écoutée, entendue.

J’ai le droit de respirer, de me dire.

J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier.

J’ai le droit d’exister.
Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.

Je veux grandir, changer, m’aimer.

Je veux rêver, rire, m’épanouir.

J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.

J’ai besoin de décider pour moi, avec moi,

en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.
J’en ai marre de vivre en fonction des autres pour être aimée.

J’en ai marre de faire des courbettes pour acheter la paix ou ne pas être seule.

Je choisis de vivre, de vivre ma vie.

Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.

Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper,

de recommencer, d’essayer encore et de réussir.
Pendant la transition, j’accepte ma souffrance, ma déception.

J’accepte mon insécurité, mon désespoir.

J’accepte ma colère contre les autres.

On ne m’avait rien promis.
J’accepte ma colère contre moi, de m’être si longtemps niée et oubliée.

Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps,

ces sentiments vont s’atténuer et disparaître, remplacés par le pardon.
Je sais qu’avec le temps, mon cœur va guérir d’avoir mal aimé.

Et peut-être qu’avec le temps, j’oserai à nouveau tenter l’expérience d’aimer et d’être aimée.
Nicole Charest

Histoire de destin


« J’accepte la grande aventure d’être moi » 

Ha Simone, ma chère Simone.

Comment réussit-on à vivre son aventure, son destin ? 

Comment sait-on qu’on n’est pas à côté de la plaque ? 

Cette douleur viscérale qui vous tient en permanence, cette certitude d’avoir raté le coche et d’être en dessous de votre potentiel, oui cette énergie là vous laisse un goût de « pas assez » qui ne vous lâche jamais. 

Comment sait-on qu’on ne se plante pas de destin ?

Histoire de la Saint-Louis


Aujourd’hui je ne travaille pas. Non, pas de congés ou vacances.

C’est la période de la Saint-Louis.

Je bosse à Sète depuis un an. 

La Saint-Louis à Sète c’est sacré. C’est jour chomé. De gré ou de force.

La ville est impraticable pendant quelques jours. C’est la fête. C’est même plutôt une orgie à vrai dire. Sous prétexte de joutes sur les canaux, l’alcool coule à flot et les rues sont noires de monde.  

Sète est un port de pêche et de commerce. 

C’est un endroit qui pue en permanence. Ça sent le poisson pourri et la vinasse. Parfois le purin. 

Pendant la Saint-Louis ça s’aggrave. Le lieu devient une pissotière géante. Il faut enjamber les ruisseaux d’urine pour traverser la fête. 

Hommes et femmes, de blanc vêtus, s’emmêlent joyeusement, ça picole, ça s’interpèle, ça se tripote, ça danse bourré dans la rue. Des milliers de personnes de toutes catégories et classes sociales se mélangent et copinent.

Demain tout le monde retrouvera son rang. La hiérarchie sociale est très respectée à Sète. On ne mélange pas les torchons et les serviettes (pêcheurs vs négociants). 

Alors ils profitent. Une fois par an ils picolent à qui mieux mieux en beuglant des paillardises. Ou du Brassens.

Demain tout sera nettoyé. La javel et les karshers auront gagné. Chacun cuvera dans son coin. Et on fera comme si tout ça n’avait pas existé. 

Jusqu’à l’an prochain.

Errance


Samedi matin.

Désœuvrée.

Seule.

Me voici prise d’une envie plutôt forte d’aller errer dans ma ville.

Je n’y vais plus depuis longtemps.

Ma vie est faite de trajets.

Voilà. Je pars marcher. Redécouvrir Montpellier. Me mêler aux touristes. Acheter un petit bouquet au marché aux fleurs.

Prendre le petit train rouge qui fait le tour.

Revoir la cathédrale et la place de la Canourgue. Le jardin des plantes.

La Com’.

Retour aux sources ?

Histoire de stagiaire 


J’ai une nouvelle stagiaire depuis le 1er juillet.

Nous l’appelerons Martine. 

24 ans. Major de promotion depuis qu’elle a mis les pieds à l’école. Un look de nonne. 

Je forme des stagiaires, des clercs, des secrétaires et autres juristes depuis vingt ans à peu près. En ce moment j’en ai deux.

En général ça se passe mieux que bien. Je crée des liens très forts avec les gens que je forme. Je leur fais des lettres de recommandation très personnelles qui leur permettent de faire de belles carrières. Mon second stagiaire rentre en magistrature en septembre et je suis très fière de lui et triste qu’il parte. 

Martine je ne la comprends pas.

Depuis le 1er juillet elle est déjà allée se plaindre de moi trois fois aux boss. 

On l’a même changée de bureau car elle s’est plaint de ne pas arriver à se concentrer à cause de moi. Je fais trop de bruit. (Et oui Martine, je bosse comme une dingue, 50 appels téléphoniques par jour, les vas et viens de mes trois patrons et des collègues). (Il y a de la joie dans mon bureau en général, le travail est dur alors j’ai instauré une obligation de rire). Je suis très sollicitée.

Elle a pleurniché sur le fait que je lui donne trop de travail. (13 dossiers simples … L’autre stagiaire 68, Moi j’en ai 231).

Puis elle estime que je ne lui explique rien. (Plusieurs heures chaque jour, sachant qu’elle ressasse les mêmes questions à deux autres personnes). Personne ne m’a jamais fait perdre autant de temps ni usé ma patience a ce point. Elle a besoin d’un formateur à temps plein. Sauf qu’elle ne veut pas être dans le même bureau que moi. 

Bref, je ne m’adapte pas à elle. Oui … La stagiaire veut que je m’adapte à elle. Elle a expliqué au boss que je ne me mettais pas à son service et que ça nuisait à l’obligation qu’il a de la former. 

Elle exige donc d’être formée par le patron et non par un sous fiffre (moi). 

Et ça c’est hillatant. Mon patron est nul. Tout le monde le sait, même lui. 

Et je ne vais absolument plus la former. Je la laisse tomber cette pauvre idiote qui a tenté de me faire perdre mon boulot. Moi qui suis maman solo tributaire de mon salaire. Je vais l’ignorer. 

C’est sympa de ma part. Je ne déploie pas la foudre sur sa tête mal faite. Je vais la laisser se planter toute seule. 

Mission du jour


Apprendre par coeur les quatre accords toltèques.

Que ta parole soit impeccable

Ne prend rien personnellement 

Ne fais pas de suppositions 

Fais toujours de ton mieux.
Y’a besoin.

Beau.


Je veux le beau.

Ma bonne étoile