Archives de Catégorie: Onzième degré

Histoire du fantôme de l’amour


Je suis hantée par mes amours défuntes.

La chanson dit «quand j’aime une fois, j’aime pour toujours.»
C’est pile poil mon cas.
Je n’ai pas de bouton « on-off ».

Quand j’aime c’est définitif. Y compris quand je quitte. Je continue d’aimer. Loin. Sans contact. Purement. Comme une flamme éternelle.
je n’ai jamais regretté d’avoir quitté un homme. Jamais.

Cependant, à chaque fois ça m’a brisé le coeur.

Et c’est une douleur qui ne peut s’exprimer. C’est moi qui pars.

Je suis le monstre qui mets fin à l’histoire. Alors je suis le bourreau. En aucun cas la victime.

Et pourtant ça me dévaste. Car je ne peux que constater que j’ai encore échoué dans ma quête.

Ça veut dire que l’amour me fuit.

J’entends « le grand amour ».

Car fondamentalement j’ai des sentiments profonds pour eux.

Mais c’est largement en deçà de mon potentiel.

Alors je pense à ceux que j’ai aimé.

En boucle.

Et un prénom, deux prénoms … me hantent. Encore et encore. Comme un toc mental envahissant.

Est-ce que je souffre d’une maladie mentale ? D’une incapacité à aimer ? D’une peur panique et inconsciente de l’amour ? C’est quoi qui cloche chez moi ?

Ça me colle des bouffées de tristesse.

Et puis, je me dis que je veux plus.

Quitte à ne jamais plus aimer et être aimée.

Je ne suis pas femme de demi mesure.

Je ne suis pas une femme qui baisse les bras.

Je ne suis pas femme qui accepte le médiocre.

Je suis …

Je ne sais pas quoi.

Alors oui, ils me hantent.

Parce que je les aime toujours et que parfois je doute.

Mais je suis mon intuition profonde.

Celle qui me dit qu' »il » existe.

Et que je vais la vivre mon histoire magique.

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Voyage voyage


Bon je bouge pas mal depuis un mois.
Et ça me plait.
Depuis le temps …

Y’en a une qui fait la gueule … Non pas ma fille.
Ma chatte.

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C’est clair comme message.

Née un 29 août … Ou histoire de jumeaux cosmiques


Lisant un article fustigeant la petite ministre Fleur Pellegrin (à propos de son inculture ) j’ai réalisé qu’elle était née un 29 août comme moi.
Du coup par pure curiosité j’ai cherché qui (de célèbre) était né le même jour que moi, notamment pour vérifier les points communs.
Bon alors concrètement je n’ai pas trouvé de jumeau cosmique excitant et même j’ai un peu eu honte ( notamment pour Mickaël Jackson, Alice Sapritch ou les frères Bogdanoff …)
Bon si, j’aime bien Ingrid Bergman (d’ailleurs elle est aussi décédée un 29 août).
Donc c’était plutôt sans intérêt.
D’ailleurs le billet lui même est barbant mais dehors il y a un orage terrifiant et ça m’occupe l’esprit. Sorry.

Histoire de lit, de côté du lit et de place vide


Voici maintenant cinq ans que je dors seule et pourtant …

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Je dors sur un bord.
Toujours le même.

L’autre côté est régulièrement occupé par ma fille qui aime bien squatter mon lit.
Mais voilà.
Je ne parviens pas à m’étaler, à m’imaginer que l’espace est intégralement mien. À m’aventurer au milieu, les bras en croix ou en travers.
Je suis conditionnée pour être sagement coincée sur mon morceau pour le cas hypothétique où un compagnon de lit viendrait me rejoindre.

Ma tante qui est veuve depuis vingt ans m’a dit qu’elle ne peut toujours pas occuper le côté de son mari … Des fois qu’il revienne.

Je suis en train de me dire que je vais devoir choisir un amoureux qui dort de l’autre côté.
Parce qu’il n’est pas question que j’en change.
Et puis quoi encore !

Encore un critère idiot de sélection de l’homme.

Aujourd’hui


Je vis intensément mon instant présent.
Je ne fais pas de choses extraordinaires.
Je rêve beaucoup éveillée.
Je ramasse des galets à la plage et des bouts de bois flotté pour peut être en faire quelque chose
Je me lève tôt et me couche tard, j’ai envie de ralentir le temps.
Je commence une chose, la laisse tomber pour en faire une autre.
J’écris un mot, deux, cent. Je les efface.
Je suis silencieuse.
Sans projet.
Est-ce-que je souris ? Est-ce que les autres existent encore pour moi ?
Je vis intensément mon moment présent.

La vie a changé.

Et moi … Ai-je changé ou suis-je retournée à mon être ?

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Laisse moi rester femme


Réclamation


Ce matin il fait 15° dans ma cuisine et 9° dehors.
Je vis près de MONTPELLIER, nous sommes de 20 mai 2013, à 10h36.
Je suis encore blanche fin mai, je n’ai pu bronzer – vaguement – qu’une fois, c’est scandaleux !
Je réfléchis à allumer la cheminée aujourd’hui.
Bref, ceci est une réclamation à qui de droit : halte à la Sibérie qui s’est sournoisement immiscée dans mon sud.
Je veux mes 30°, mon soleil, ma plage qui brûle les pieds, mes coups de soleil, mes soirées au Palm’Ray en petite robe légère, bouffée par les moustiques, mon congélateur plein de glaces, mon maillot.
Na !

Angel Enemus a la trouille


Et c’est peu de le dire …
Je ne sais pas trop comment c’est arrivé, enfin si je sais, mais là c’est devenu bizarre …
Le printemps sans doute.
Bon pour résumer je suis poursuivie par les assiduités de huit garçons en même temps.
Première fois de ma vie que ça atteint ce stade.
C’est le problème quand tu ne sais pas dire non, que tu ne veux pas vexer, que tu es trop gentille … tu acceptes un café, tu donnes ton numéro, et paf, il croit que tu es la femme de sa vie et décide de ce que tu vas faire pendant les trente prochaines années. (c’est incroyable quand même, tout ça sans passer par la case sexe en plus).
Bonjour l’angoisse.
A aucun moment ils ne se demandent ce que j’en pense.
Je précise que je ne mens pas, mais aucun n’a demandé si je voyais quelqu’un d’autre. Ce n’était pas prévu que je cumule les rendez-vous, je n’ai pas imaginé une seconde que je ferai carton plein à chaque fois.
Je suis noyée par les textos, mails, appels téléphoniques. Peux même plus éteindre mon téléphone sans avoir des messages angoissés sur ma boite vocale.
Là j’ai tellement la pression que je vais virer tout le monde. C’est totalement insupportable.
Comme quoi, il y a vraiment des codes à maitriser avant de se lancer dans ces jeux là.
Déjà dire NON quand tu n’es que moyennement partante.
NON
NON
Je m’entraîne.

Histoire de réflexions bizarres


Hier midi je suis allée au resto avec un homme.
Rien à dire à cet égard, sauf la réaction de la serveuse et du patron du resto :
Ils n’ont pas cessé de dire à mon hôte à quel point il avait de la chance d’être avec moi, en si bonne compagnie … est-ce que vous passez un bon moment Monsieur ? … ce genre de choses.
Quand on est partis, ils lui ont souhaité une belle journée ensoleillée mais que visiblement vu qu’il était avec moi c’était déjà le cas.
Lui était tout content.
Moi je me suis demandé s’ils ne me prenaient pas pour une prostituée.
En même temps c’est le resto où j’emmène mes clients masculins parce que c’est un lieu dédié au rugby et qu’en général ça leur plait.
Aussi bien, dans ce resto, ils ont fini par remarquer que je venais sans arrêt avec de nouveaux vieux messieurs matures …
hum
Je suis une femme libre et ne me préoccupe aucunement de ce genre de choses, mais là ça m’a dérangée.
J’ai réfléchi à qui j’avais emmené ici, et effectivement on doit avoisiner les 20 hôtes …
Pas de doutes, ils me prennent pour une prostituée.
Je comprends pourquoi le patron ET la serveuse me font de l’oeil …

soupir


« La sagesse fait durer, les passions font vivre »