Archives de Catégorie: Love Love Love

Sur-veilleur aérien 


Je sur-veille l’avion qui transporte mon grand bébé, ma fille, pour son baptême de l’air.

  

Héroïne de roman


J’ai longtemps rêvé que j’étais une héroïne de roman.
Enfin … Entre mes cinq et mes seize ans.
Je me suis demandé quel genre d’héroïne de roman je souhaitais être.
Au début c’était princesse-astronaute et ça a évolué en pilote d’avion, espionne et journaliste.
Une héroïne courageuse, belle et adulée par tout le monde et surtout par le héros.
Ça finit avec un roulage de pelles sur coucher de soleil aux caraïbes.

Être ou ne pas être une héroïne : ce sont nos expériences et la façon d’y faire face qui font de nous des héros de roman.
Donc ai-je suffisamment de matière ? De joie ? De souffrance ? D’amours malheureux et d’orgasmes flamboyants ?
Je l’ignore.
Je me suis dit que non.

Et bien la vie a fait de moi une héroïne.
Ou plutôt un auteur a fait de moi une héroïne.
Et oui, il existe un livre dont je suis le personnage principal.
En vrai.
Un livre édité et vendu.
Qui marche plutôt pas mal d’ailleurs dans son genre.
Bon ok j’aurais préféré que ce soit une histoire de princesse-astronaute, de pilote, espionne ou journaliste … Une qui garde sa culotte.

Je ne vais pas vous conseiller la lecture de ce roman, vous donner le nom de l’auteur ou donner son titre car il est interdit aux moins de 18 ans ( et même pire) et que je suis un peu gênée par son contenu à caractère érotique.

Mais il y a un livre dont je suis le personnage central.
Ça m’en fera des trucs à raconter à la maison de retraite où je vais finir ma vie.

On est l’héroïne que l’on peut !

Imagine


Histoire de blogs, de vie, de mort et d’amour.


Quand on a un blog, que l’on a des lecteurs, que l’on crée des liens, qu’on lit d’autres auteurs et qu’on s’écrit,
Il y a une réelle histoire d’amitié virtuelle.
Nouveau concept de la vie moderne.
On se connaît intimement par certains aspects sans s’être jamais vus.
Il y a une proximité inattendue.
Dernièrement j’ai terriblement souffert de réaliser longtemps après qu’un blogueur aimé était mort. Je ne le connaissais que par son pseudo.
Nous nous envoyions régulièrement des mails.
Ses proches, dans sa vie non virtuelle, n’ont pas clôturé son blog, sans doute ignorants de son existence.
Je ne peux pas leur en vouloir.

Alors aujourd’hui, parce que c’est un jour de vœux, parce qu’il faut dire les choses tant qu’on est en vie, je souhaite exprimer mon amitié, ma complicité, ma tendresse, mon amour à toutes ces personnes connues ou pas qui font partie de la famille virtuelle d’Angelenemus
J’aime cette famille.
Je la chéris de tout mon cœur.
Je vous aime.

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5 novembre


« …On nous dit de nous souvenir de l’idée et non de l’homme, parce qu’un homme peut échouer. Il peut être arrêté, il peut être exécuté et tomber dans l’oubli. Alors qu’après 400 ans, une idée peut encore changer le monde. Je connais d’expérience le pouvoir des idées. J’ai vu des hommes tuer en leur nom et mourir en les défendant. Mais on ne peut embrasser une idée. On ne peut la toucher ou la serrer contre soi. Les idées ne saignent pas, elles ne ressentent pas la douleur, et elles ne peuvent aimer. Et ce n’est pas une idée qui me manque, c’est un homme. Un homme qui m’a fait me souvenir du 5 Novembre. Un homme que je ne me résoudrai jamais à oublier… »

Histoire de couture et de travaux manuels.


Toute ma vie on m’a expliqué que j’étais une intellectuelle, une cérébrale .
Le gros mensonge.
Bon d’abord désolée mais je suis plutôt une sensuelle. Mais chut ça c’est privé.
Ensuite, après m’être exposée à plusieurs types d’expériences de travail manuel, j’ai bien compris que non, décidément, je ne suis pas qu’une intellectuelle.
Mon cerveau est connecté à mon corps en fait.
Plutôt bien d’ailleurs.

J’ai fait , fabriqué, usiné. Avec bonheur :

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La prof de vannerie je l’ai bluffée. !

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La prof de couture m’a dit que j’étais douée.

Papa m’a dit que pour une femme je me débrouillais pas mal en béton et en mur.

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Maman m’a dit : ok tu te démerdes en cuisine.

Donc !!!!!!! Je n’ai plus besoin d’être notaire ! Je sais faire plein de trucs !

Poésie d’amour à chuchoter


Mon amour (j’ai envie de commencer directement par ce qui importe vraiment)
Mon amour (j’ai envie de le dire encore et encore)
Toi que je connais depuis toujours (tu sais que le temps n’existe pas ?)
Toi qui es mon évidence
Comme je suis la tienne
Évidence évidente évidemment
Je t’aime(rai) en souriant (l’amour fait sourire)
Je t’aime(rai) en riant
Je suis(serai) sentimentale et kitch et terriblement émotionnelle
J’aime(rai) tu aimes(ras) que je sois que tu sois sentimental(e) et kitch et émotionnel(le) c’est nous
Je t’aime(rai) à notre façon gourmande et addictive (ma bouche sur ta bouche, ma ta notre peau sur ta ma notre peau)
J’invente(rai) des mots pour te faire rougir
J’invente(rai) des mots pour que tu m’aimes comme je t’aime comme tu m’aimes comme je t’aime comme tu m’aimes …
Pour te faire perdre la raison et te la rendre aussitôt
Pour que je perde la raison et que tu me la rendes aussitôt (l’amour n’est pas raisonnable)
Mes racines et mes ailes
Je te (tu me) rendrai(as) libre et fort(e)
Mon (ton) lemniscate
Dépêche toi je languis.

Mon automne


J’adore l’automne.
Ce matin j’ai passé des heures dans mon « temple » : mon bois de châtaignier.

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Dans mes bois je frétille de joie.

Et je ramasse …

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Et bientôt ici il y aura mon refuge

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J’adore l’automne, et à l’aube de ma nouvelle vie je mesure le chemin parcouru et les épreuves passées
La vie est belle.

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ALTER EGO


Même et Autre à la fois.
Je te connais de tous temps.

Hommage à mon chat oups je veux dire à Monsieur E.


Je l’ai appelé « mon chat » pendant plusieurs années avant qu’il n’ose me dire qu’il détestait cela. Il trouve ça niais.
Monsieur E.
Je l’ai rencontré ici sur la toile, avec mon blog d’avant, celui d’Adigalia, au printemps 2008 (c’est fou tout ce qu’il s’est passé dans ma vie sur cette période là, j’ai rencontré un paquet de gens essentiels).
Lui il est toujours là et il s’avère que c’est mon siamois. Nous sommes connectés. Je sens quand il va bien ou quand il va mal. Et réciproquement.
Ce n’est pas un sentiment amoureux, c’est autre chose. C’est très fort.
Hier il est resté en contact téléphonique avec moi toute la soirée à me raconter des histoires pour faire diversion parce qu’il sait que je crève de peur quand il fait orage.
Il sait ce genre de chose sur moi.
Il sait à quel point je peux être perdue, il sait à quel point je peux être plaintive, il sait à quel point je peux être vulgaire, il sait à quel point je peux être hors norme, il sait à quel point je suis sensible jusqu’à la névrose.
On se ressemble (bien qu’il soit persuadé d’être nettement plus sombre que moi). (c’est possible).
Il sait à quel point je l’aime car il m’aime autant.
On passe un temps fou ensemble alors qu’on vit à 800 km de distance.
Très souvent on commence notre journée ensemble et on la finit ensemble, au téléphone, par texto, par mail.
En fait c’est rare qu’on passe une journée sans communiquer.
Il sait tout de moi. Vraiment tout. Plus que n’importe qui.
Je ne crains pas son regard ou son jugement, sa tendresse pour moi est infinie, son indulgence aussi.
Il accepte toutes mes maladresses, mes failles, mes défauts.
Bien sur c’est réciproque.
Un appel de lui et je fais les 800 km pour aller le sauver s’il me le demande.
Il ne le demande pas. Il est un peu sauvage. Sa solitude le guérit de tout. Savoir que je suis là lui suffit.
C’est fou d’être autant lié à quelqu’un.
Je me demande parfois si j’arriverais à lui survivre. Chut, il ne faut pas se poser ce genre de question.
On s’est vus plusieurs fois, j’aime ses enfants, j’aime sa mère. Pas toujours sa musique, j’adore sa plume, son humour désespéré parfois, sa sagesse (il a une expérience de la vie qui dépasse la mienne), ses photos, sa poésie, son intelligence fulgurante. Le voir évoluer est une expérience merveilleuse, c’est comme observer une étoile.
Quand il est en crise je pourrai faire n’importe quoi pour lui. Tuer ou mourir.
C’est mon fils, mon père, mon frère. Mon siamois.

Il aime une femme et je sais qu’ils seront bientôt ensemble parce qu’ils sont faits l’un pour l’autre.
Je prie pour qu’ils arrivent à se rejoindre.
Je prie pour qu’elle m’aime un tout petit peu pour que je ne perde pas mon frère siamois, mais si elle ne m’aime pas je m’écarterai.
Bien sur.

Et l’homme que j’aimerai aimera forcément Monsieur E.
Sinon il passera sa route.