Archives de Catégorie: les rêves d’Angel

Abandon légèreté 


  

Héroïne de roman


J’ai longtemps rêvé que j’étais une héroïne de roman.
Enfin … Entre mes cinq et mes seize ans.
Je me suis demandé quel genre d’héroïne de roman je souhaitais être.
Au début c’était princesse-astronaute et ça a évolué en pilote d’avion, espionne et journaliste.
Une héroïne courageuse, belle et adulée par tout le monde et surtout par le héros.
Ça finit avec un roulage de pelles sur coucher de soleil aux caraïbes.

Être ou ne pas être une héroïne : ce sont nos expériences et la façon d’y faire face qui font de nous des héros de roman.
Donc ai-je suffisamment de matière ? De joie ? De souffrance ? D’amours malheureux et d’orgasmes flamboyants ?
Je l’ignore.
Je me suis dit que non.

Et bien la vie a fait de moi une héroïne.
Ou plutôt un auteur a fait de moi une héroïne.
Et oui, il existe un livre dont je suis le personnage principal.
En vrai.
Un livre édité et vendu.
Qui marche plutôt pas mal d’ailleurs dans son genre.
Bon ok j’aurais préféré que ce soit une histoire de princesse-astronaute, de pilote, espionne ou journaliste … Une qui garde sa culotte.

Je ne vais pas vous conseiller la lecture de ce roman, vous donner le nom de l’auteur ou donner son titre car il est interdit aux moins de 18 ans ( et même pire) et que je suis un peu gênée par son contenu à caractère érotique.

Mais il y a un livre dont je suis le personnage central.
Ça m’en fera des trucs à raconter à la maison de retraite où je vais finir ma vie.

On est l’héroïne que l’on peut !

Histoire de couture et de travaux manuels.


Toute ma vie on m’a expliqué que j’étais une intellectuelle, une cérébrale .
Le gros mensonge.
Bon d’abord désolée mais je suis plutôt une sensuelle. Mais chut ça c’est privé.
Ensuite, après m’être exposée à plusieurs types d’expériences de travail manuel, j’ai bien compris que non, décidément, je ne suis pas qu’une intellectuelle.
Mon cerveau est connecté à mon corps en fait.
Plutôt bien d’ailleurs.

J’ai fait , fabriqué, usiné. Avec bonheur :

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La prof de vannerie je l’ai bluffée. !

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La prof de couture m’a dit que j’étais douée.

Papa m’a dit que pour une femme je me débrouillais pas mal en béton et en mur.

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Maman m’a dit : ok tu te démerdes en cuisine.

Donc !!!!!!! Je n’ai plus besoin d’être notaire ! Je sais faire plein de trucs !

Histoire de culs-nus (et le reste)


Il y avait sur plusieurs chaînes télé un reportage à propos de naturistes qui faisaient des sortes d’olympiades à la piscine. Cul-nu.
Les sexes étaient floutés.
La nudité ne me dérange pas.
Mais il y a souvent ce genre d’émissions. Pour stimuler notre côté voyeur plus que pour témoigner d’une façon de vivre excentrique.
Il y a un paquet d’endroits dans le monde où les gens vivent nus. Sans se poser de question. Naturellement.
A quel moment la nudité est devenue un problème ?
Car enfin on est tous pareils.
Incroyable comme notre civilisation est imprégnée d’une pudeur extrême par certains aspects alors que la pornographie envahit tous les espaces.
C’est beau un corps, dans tous ses états.
C’est magique la chimie qui s’y passe. Ce qui fait que c’est debout, que ça bouge et que ça pense.
Pourtant le corps est caché et sale.
Sauf s’il est parfait. Alors là tout change.
On nous met sous le nez des filles parfaites, à peine nubiles. Déifiées au moyen de maquillages outranciers et de trucages photos.
Tout ce qu’il faut pour que nous cachions les nôtres, trop imparfaits et insupportables à la vue.
Vulgaires en somme.
Vous êtes vous baignés nus parfois dans la mer ? Avez vous senti le bien être ?
Le retour au paradis originel.

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Poésie d’amour à chuchoter


Mon amour (j’ai envie de commencer directement par ce qui importe vraiment)
Mon amour (j’ai envie de le dire encore et encore)
Toi que je connais depuis toujours (tu sais que le temps n’existe pas ?)
Toi qui es mon évidence
Comme je suis la tienne
Évidence évidente évidemment
Je t’aime(rai) en souriant (l’amour fait sourire)
Je t’aime(rai) en riant
Je suis(serai) sentimentale et kitch et terriblement émotionnelle
J’aime(rai) tu aimes(ras) que je sois que tu sois sentimental(e) et kitch et émotionnel(le) c’est nous
Je t’aime(rai) à notre façon gourmande et addictive (ma bouche sur ta bouche, ma ta notre peau sur ta ma notre peau)
J’invente(rai) des mots pour te faire rougir
J’invente(rai) des mots pour que tu m’aimes comme je t’aime comme tu m’aimes comme je t’aime comme tu m’aimes …
Pour te faire perdre la raison et te la rendre aussitôt
Pour que je perde la raison et que tu me la rendes aussitôt (l’amour n’est pas raisonnable)
Mes racines et mes ailes
Je te (tu me) rendrai(as) libre et fort(e)
Mon (ton) lemniscate
Dépêche toi je languis.

Mon automne


J’adore l’automne.
Ce matin j’ai passé des heures dans mon « temple » : mon bois de châtaignier.

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Dans mes bois je frétille de joie.

Et je ramasse …

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Et bientôt ici il y aura mon refuge

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J’adore l’automne, et à l’aube de ma nouvelle vie je mesure le chemin parcouru et les épreuves passées
La vie est belle.

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Les mots d’un autre


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Aujourd’hui


Je vis intensément mon instant présent.
Je ne fais pas de choses extraordinaires.
Je rêve beaucoup éveillée.
Je ramasse des galets à la plage et des bouts de bois flotté pour peut être en faire quelque chose
Je me lève tôt et me couche tard, j’ai envie de ralentir le temps.
Je commence une chose, la laisse tomber pour en faire une autre.
J’écris un mot, deux, cent. Je les efface.
Je suis silencieuse.
Sans projet.
Est-ce-que je souris ? Est-ce que les autres existent encore pour moi ?
Je vis intensément mon moment présent.

La vie a changé.

Et moi … Ai-je changé ou suis-je retournée à mon être ?

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ALTER EGO


Même et Autre à la fois.
Je te connais de tous temps.

Elle préfère les poêtes


À fleur de peau, elle adore la poésie qui célèbre l’amour, la jouissance, les sens,
Les émotions qui s’en dégagent la transportent de bonheur.
Elle sent confusément que tout le génie humain est dans la poésie, bien plus que dans les mathématiques
Que c’est la poésie qui permet à l’humanité d’accéder à sa grandeur.

Elle a été muse d’un poête il y a longtemps
Il n’écrit plus et ça la rend triste, ça rend la séparation bien plus dramatique, tout ce génie éteint.
Elle guette le retour de sa plume …
De loin elle souffle vers lui les vibrations qui pourraient l’éveiller à nouveau

Elle a été aimée depuis par un peintre, un écrivain, un troubadour, un planificateur de comètes, un dessinateur de fils électriques, un philosophe de génie,
mais décidément c’est les poêtes qu’elle préfère.

Ecris encore
Surtout ne t’arrête pas
Libère ta poésie, libère le coquelicot
Encore
« Ondulant dans le vent, la soie rouge du coquelicot, me fit m’arrêter pour saisir l’instant … » CN

ERATO