Archives Mensuelles: janvier 2018

Je me languis


Chaque cellule de mon corps, chaque parcelle de mon être et même chaque espace temps de mes rêves te réclame mon amour.

Je me languis de toi.

Où-es tu ?

Mon énergie s’étiole à te rêver.

Tout est fade et inconsistant.

Je vis petitement et ma magie flamboyante est séquestrée.

Toi seul peut la libérer.

Où-es tu ?

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Il y a …


« Il y a mon silence, il y a ce que tu penses.

Il y a ce que l’on vit et puis ce qu’on aimerait vivre.

Il y a tes blessures, tes cicatrices et celles que je panse.

Il y a mes angoisses, mes peurs et celle dont tu me délivres.

Il y a ces chansons, ces écrits, ces paroles. Ce qu’on a vécu et ce qui nous reste à vivre.

Ce qu’on est réellement et puis tous ces rôles.

Ces jours sans chaleur et ces soirs ivres.

Ces nuits sans repos et ces matins sans lueur.

Ce qu’on révèle et ce qu’on garde dans son coeur. »
PCE

Yvette


Je n’ai eu qu’une poupée dans mon plus jeune âge. (J’étais une petite fille à livres. Pas à poupée.)

Celle-ci s’appelait Yvette.

Comme ma tatie qui me l’avait offerte. (Après elle m’a offert des livres, comme tout le monde, pour tenter de combler ma boulimie monumentale.)

Tatie Yvette était institutrice, mère de cinq enfants, épouse d’un militaire de carrière toujours parti en mer.

Soeur de papa.

Née en 1929 je crois.

Intelligente, belle, deuxième fille de la famille, celle qui fait des études.

Elle conduisait, parlait anglais, avait des bandes dessinées, savait nager, travaillait.

Une icône.

Ça fait huit ans que sa conscience a quitté son maigre corps tout gris. Maladie dégénérative assez opaque qui transforme des êtres brillants en coquille vide.

Elle n’était plus guère qu’un maigre fœtus enroulé dans une douce couverture.

Elle est partie aujourd’hui et je suis triste pour moi, en paix pour elle.

Elle faisait un vin d’oranges divin.


« Je tire de l’absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté, ma passion.
Par le seul jeu de ma conscience, je transforme en règle de vie ce qui était invitation à la mort … »
(A Camus.)

Créature émotionnelle


Journée … sans adjectif qualificatif.

J’ai donné ma démission.

Patronne 1 a pleuré

Patronne 2 a pleuré

Patron 3 m’a dit que j’allais me planter et que je pourrais revenir.

Donc j’ai pleuré aussi, j’ai vomi et j’ai repleuré.

La comptable a pleuré. La standardiste a pleuré.

Une collègue a dit que c’était bien fait pour les patrons.

Une autre collègue a pleuré.

Je suis complètement débordée émotionnellement.

Les raisons de mon départ sont externes à ma volonté. J’obéis à l’appel de ma loyauté familiale.

Et certaines de ces personnes, que j’ai tant de plaisir à côtoyer au quotidien, vont affreusement me manquer.

Alors voilà. On pleure tous ensemble.

Drôle de journée.

Déjantée


C’est officiel je suis complètement déjantée. Encore pire depuis dimanche dernier.

Au boulot je passe mon temps à dire des conneries monumentales. Je suis crue, trash, incorrecte. Je provoque, je trouble le calme.

Je parle de ma culotte avec mes patrons, je drague outrageusement les clients, je ricane comme une gourde, je fais des allusions lourdingues et sexuelles avec tout le monde, j’envoie chier quiconque me parle mal, je ne réponds qu’avec des dialogues sortis de Kaamelott ou de StarWars, je tire les tarots et prédis l’avenir dès qu’on me pose une question débile, je chante, je danse et laisse des marques de ma bouche recouverte de rouge à lèvre exprès dans des endroits incongrus.

Je réagis avec excès à la confrontation à la fin de vie de ma tante. Effet miroir.

J’assume ma folie.

Ras le bol d’être sage.


Je voudrais dormir

Et tout oublier

Avoir le nez sur ton torse et ta main sur ma hanche.

Dormir fort, en ronflant et en bavant

Parce que tu veilles sur moi pendant que je suis loin de moi-même et que rien ne peut arriver quand ta peau touche la mienne.

Et que j’oublie tout, vraiment tout.

Je voudrais pendant quelques heures sortir de ma tête.

Que je n’ai plus à décider de quoi que ce soit.

Je voudrais oublier que chaque pas dans ma vie m’impose de renoncer à ce qui compte. Je choisis – je renonce.

Oublier que je DOIS choisir.

Oublier que tu n’es pas à moi en réalité et que tu ne veilleras pas sur mon amnésie.

Oublier ce potentiel que je sens et que je tais.

Je voudrais être en paix. Quelques heures.

Être dans la bulle.

Voeux doux 



« Vous n’avez pas besoin d’un autre être humain pour que votre vie soit complète. 

Mais soyons honnêtes, la chose la plus apaisante en ce monde, c’est quand quelqu’un embrasse vos blessures en ne les voyant pas comme des catastrophes de votre âme mais simplement comme des fissures dans lesquelles y mettre son Amour. »

(Emery Allen)

ADN en perdition


sans toi j’ai la fièvre, je brûle,

besoin de la caresse de tes mots et de tes mains

cette caresse qui me donne le goût de tout

cette douceur qui me fait chaud à la peau

envie de me laisser aller à l’abandon

mon corps en fusion, ma tête qui déraisonne, énergie cosmique

je voudrais tout ça, l’essence de la vie

L’ESSENTIEL … LE TOUT

Etna es-tu là.