Archives Mensuelles: septembre 2017

30 septembre


Il y a 17 ans c’était le jour de mon mariage. 

Une journée très réussie et vraiment heureuse.

Et pourtant, alors que je disais « oui », je savais déjà que ça finirait en divorce. 

Oui. Le jour de mon mariage je savais déjà que ça ne durerait pas.

Et pourtant j’ai dit oui. Car je savais que je devais vivre cette histoire, faire ma fille avec cet homme, et vivre ma séparation. 

Je suis heureuse de ne plus être l’épouse de cet homme, mais je suis contente qu’il soit le père de ma fille. Parfois c’est désagréable entre nous, mais en général c’est courtois, voire amical. 

Je me souviens de la femme que j’étais à l’époque. Elle n’est plus. 

Je ne la regrette pas. 

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J’aurais voulu …


J’aurais voulu être jolie.

Il me semble que les jolies femmes ont la vie plus facile.

Elles sont aimées.

C’est stupide. Objectivement. Mais c’est comme ça.

J’aurais voulu être moins intelligente. Personne n’aime les femmes trop intelligentes.

Mon intelligence hors normes est juste une souffrance. Je meurs de ne pas trouver mes semblables.

Je meurs d’être massacrée par les normaux que j’indispose.

Pas assez jolie et trop intelligente. Quelle blague pourrie.

Je ne suis pas l’humain de demain.

Juste un humain pas normal et insupportable pour les normaux. J’indispose et dérange. Mon existence dégage le malaise et la haine. Je suis souffre douleur dans mon énergie différente.

C’est comme ça.

J’aurais voulu être jolie.



Je n’arrive plus à écrire de poésie.

J’ai perdu ma plume

Histoire de plus-value 


C’était une étrange conversation.

Les deux femmes parlaient fort.

La plus âgée exprimait son désarroi.

« Je suis seule depuis 12 ans. J’ai élevé mon gamin seule. Le père s’est barré avec une autre. Plus jolie que moi. Pas de pension alimentaire, pas de visite. Tous les hommes que j’ai laissé entrer dans ma vie n’ont servi à rien. Il a fallu les gérer. Les entretenir. Supporter leur sexualité. Aucun homme ne m’a fait de bien. Jamais. Ne m’a protégée ou choyée. Alors j’ai laissé tomber. L’amour c’est des conneries pour asservir les femmes. 

Je ne reprendrai un homme que s’il m’apporte une réelle plus-value ».

La plus jeune était cynique et amère.

« Maintenant les mecs te suspectent systématiquement d’en vouloir à leur fric. Alors ils se tiennent loin. Sauf quand ils ont envie de baiser. Alors là c’est tapis rouge. C’est le syndrome couilles vides-couilles pleines. J’aime plus le sexe. J’en ai marre des tordus et des pervers qui te connaissent pas et te demandent des trucs super dégueux. Même pas de câlin. C’est devenu tellement laid que je tente même plus l’expérience. »

Et moi j’étais à côté. Un peu abasourdie. L’homme et la femme peuvent-ils encore de retrouver ? Pourquoi cette attente de plus-value …

Et je me disais que je veux que l’amour existe. Parce que sinon c’est trop triste. 


On ne sait pas pourquoi les choses arrivent 


Paisiblement, on dirait que les choses s’arrangent. 

Mes patrons m’ont embauché une secrétaire. Enfin. Ça veut dire qu’au lieu de bosser 10h par jour je commence à reduire. Et c’est juste salvateur. Tant j’étais épuisée. J’ai choisi ladite secrétaire. C’est une très bonne amie qui elle-même arrivait en fin de droits. Elle prend soin de moi. Ça change tout. 

La stagiaire a modifié son comportement. Elle bosse. 

On ne sera jamais copines, je pense toujours qu’elle est cinglée. Mais elle commence à sortir des dossiers. 

Ma chère amie qui vit chez moi depuis plus d’un an a trouvé un « chez elle ». Elle est en cours d’emménagement. 

La rentrée lycée s’est super bien passée.

Deux personnes qui me devaient de l’argent m’ont remboursée. 

Je n’ai pas le sida. (Private Joke).

J’ai perdu 5kilos depuis le 1er août.

J’ai remonté mon découvert.

J’ai remonté mon énergie.

Je vais vraiment bien.

Franchement ça valait le coup de le dire. 

Bises.

Histoire du fantôme de l’amour


Je suis hantée par mes amours défuntes.

La chanson dit «quand j’aime une fois, j’aime pour toujours.»
C’est pile poil mon cas.
Je n’ai pas de bouton « on-off ».

Quand j’aime c’est définitif. Y compris quand je quitte. Je continue d’aimer. Loin. Sans contact. Purement. Comme une flamme éternelle.
je n’ai jamais regretté d’avoir quitté un homme. Jamais.

Cependant, à chaque fois ça m’a brisé le coeur.

Et c’est une douleur qui ne peut s’exprimer. C’est moi qui pars.

Je suis le monstre qui mets fin à l’histoire. Alors je suis le bourreau. En aucun cas la victime.

Et pourtant ça me dévaste. Car je ne peux que constater que j’ai encore échoué dans ma quête.

Ça veut dire que l’amour me fuit.

J’entends « le grand amour ».

Car fondamentalement j’ai des sentiments profonds pour eux.

Mais c’est largement en deçà de mon potentiel.

Alors je pense à ceux que j’ai aimé.

En boucle.

Et un prénom, deux prénoms … me hantent. Encore et encore. Comme un toc mental envahissant.

Est-ce que je souffre d’une maladie mentale ? D’une incapacité à aimer ? D’une peur panique et inconsciente de l’amour ? C’est quoi qui cloche chez moi ?

Ça me colle des bouffées de tristesse.

Et puis, je me dis que je veux plus.

Quitte à ne jamais plus aimer et être aimée.

Je ne suis pas femme de demi mesure.

Je ne suis pas une femme qui baisse les bras.

Je ne suis pas femme qui accepte le médiocre.

Je suis …

Je ne sais pas quoi.

Alors oui, ils me hantent.

Parce que je les aime toujours et que parfois je doute.

Mais je suis mon intuition profonde.

Celle qui me dit qu' »il » existe.

Et que je vais la vivre mon histoire magique.

Lettre pour lui.


Bonjour.

Je t’écris quelques mots alors que tu n’es pas encore entré dans ma vie. 

Je te demande pardon par avance du mal que tu vas avoir à ouvrir mon coeur. 

Il te faudra être patient. Car ça prendra du temps. Je te mettrai à l’épreuve. Je ne croirai pas tes mots. Je regarderai tes actes. On m’a beaucoup menti, trahie, déçue, apeurée. Faire confiance ne fait plus partie de mon potentiel.

Il te faudra être doux. Très doux. Alors que je ne le serai pas. J’ai été tellement maltraitée que toute ma douceur est enfouie loin en moi. Je suis un animal sauvage à apprivoiser.

Il te faudra être bienveillant et me prendre telle quelle. Tout le monde essaie de me changer. Tout le temps. Avec rudesse parfois. Tout le monde veut me faire entrer dans un moule qui ne me convient pas. Je veux être aimée inconditionnellement. 

Il faudra avoir foi en moi. M’aimer libre. Ne jamais tenter de m’enfermer, dans aucune cage. Je me suis brisée à me libérer de mes autres chaînes. 

Il faudra me laisser rêver. Et ne pas savoir à quoi je rêve. Ne pas me demander à quoi je rêve. 

Il ne faudra jamais m’imposer quoique ce soit, tenter de m’asservir, tenter de me faire taire, m’obliger à faire ce que je ne veux pas, ce qui est contraire à mon éthique. Il ne faudra jamais me crier dessus. Me faire mal physiquement, jamais. 

Il faudra lutter pour que je m’ouvre. 

Mais crois moi, tout ça en vaudra la peine. Je serai ta femme, ta Déesse, ton amie, ton soutien, ton amour. 

Pour toujours et un jour. 

Pardon par avance. 

Le chemin des délices va être dur. 

Je te souhaite force et courage. Mais bien sûr tu en as … C’est toi.

Mur de la trouille 


Je ne sais pas trop ce qui m’arrive.

Je deviens de plus en plus trouillarde.

Les gens que je rencontre me semblent de plus en plus cinglés ou monstrueux et je fuis la compagnie du genre humain.

J’ai grandement besoin de beau, de bon, de juste.

D’une grande dose d’espoir et de juste retour.

Qu’on me dise que ce n’est pas grave et que ça va aller.