Archives Mensuelles: août 2017

Choix 


Heureusement, Certains Sont nés

Avec un Système Immunitaire Spirituel

qui, tôt ou Tard, Rejettent la Vision

Illusoire de ce Monde qui Leur a été

Greffé Depuis la Naissance Jusqu’au

Conditionnement Social. Ils Commencent

à Sentir que Quelque Chose est mal et

Apparaît Alors la Recherche de Réponses.

La Connaissance Intérieure et les

Expériences Extérieures Anormales

Leurs Montrent un Côté de la Réalité

que les Autres Ignorent et Commence

Ainsi Leur Voyage Vers l’Éveil. Chaque

Étape du Voyage est Faite en Suivant

le Coeur au Lieu de Suivre la Foule

et en Choisissant la Connaissance

et non pas les Voiles de l’Ignorance.

✨((Henry Bergson))✨

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Histoire de grimace.


Et bien.

Je suis à mon boulot depuis plus d’un an. 

Je connais les dates d’anniversaire de tous les gens avec qui je bosse.

Je suis celle qui organise un petit goûter à chaque fois qu’il y a un anniversaire. Voire un restaurant. Et même une cagnotte cadeau pour les dizaines. 

Et force est de constater que la réciproque fait défaut. Personne n’a pensé à moi aujourd’hui. Merde.

C’est chiant à force d’être toujours celle qui pense aux autres. 

Y’a trois anniversaires en septembre. Ce sera sans moi. Re-merde. 

C’est pas facile ce genre de date quand tu es célibataire depuis des lustres. Ça veut dire que personne ne te fait de cadeau et qu’il ne te reste que ta mère et Yves Rocher pour ne pas oublier (encore que ma mère a oublié l’an dernier, on va voir ce soir …). 

Bref je tire la gueule. 

Histoire de calissons 


Une cliente, que j’appellerai au hasard Madame Morue pour préserver son anonymat, m’a offert ce jour, une petite boîte de calissons.

Une boîte mignonne contenant huit calissons dodus. 

Madame Morue est héritière dans un dossier dont je m’occupe. 

C’est la créature la plus immonde qu’il m’ait été donné de croiser. Une harpie sauvage et insupportable. 

Elle m’a pourri la vie pendant quatre mois. M’inondant de dizaines de mails chaque jour. Me harcelant sur ma ligne directe téléphonique, et venant sans rendez-vous quasiment tous les jours pour me gueuler dessus. 

À ce niveau, ça justifierait une injonction pénale tellement elle m’a fait violence. 

Donc le dossier est fini. J’ai super bien bossé. Rapide et efficace. Pas un seul grain de sable, pas une fausse note. Madame Morue a reçu son hoirie de plus d’un million d’euro en un temps record. Malgré elle-même. 

Elle m’a offert huit calissons. 

Vous savez quoi ? Je les lui ai rendus.

J’ai dit « non-merci Madame Morue, vous avez été une telle connasse que grâce à vous j’ai décidé de changer de job. Parce que cotoyer des gens comme vous c’est une atteinte à mon être profond. Ça me suffit comme cadeau. » (Oui j’ai dit connasse). 

Elle est repartie avec ses calissons en m’insultant une dernière fois … Et a exigé de mon patron qu’il me vire sur le champ. Car bien sûr n’ayant jamais eu à travailler elle a le mépris de ceux qui n’ont pas le choix.

Mon patron a dit qu’il n’avait pas entendu d’insultes et que donc il ne voyait pas pourquoi il me virerait. 

Il s’est fait insulter aussi. Là il a dit qu’il avait entendu. 

Haaaaaaaa le service rendu au public !!! J’ai perdu la foi. Nettement.

Mantra 


Rien n’est grave

Rien n’est grave

Rien n’est grave

Ha oui effectivement.


Parfois les proverbes à la con arrivent.
Bon pas des « cadavres » au sens littéral.
Mais bon, un juste retour.

L’info débile du jour


La stagiaire est venue se prosterner à mes pieds. 

Elle me supplie de la reprendre. 

On aura tout vu. 

Très embarrassant. 


Je me choisis… Je ne veux plus me nier
Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.

Je veux être respectée, écoutée, entendue.

J’ai le droit de respirer, de me dire.

J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier.

J’ai le droit d’exister.
Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.

Je veux grandir, changer, m’aimer.

Je veux rêver, rire, m’épanouir.

J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.

J’ai besoin de décider pour moi, avec moi,

en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.
J’en ai marre de vivre en fonction des autres pour être aimée.

J’en ai marre de faire des courbettes pour acheter la paix ou ne pas être seule.

Je choisis de vivre, de vivre ma vie.

Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.

Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper,

de recommencer, d’essayer encore et de réussir.
Pendant la transition, j’accepte ma souffrance, ma déception.

J’accepte mon insécurité, mon désespoir.

J’accepte ma colère contre les autres.

On ne m’avait rien promis.
J’accepte ma colère contre moi, de m’être si longtemps niée et oubliée.

Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps,

ces sentiments vont s’atténuer et disparaître, remplacés par le pardon.
Je sais qu’avec le temps, mon cœur va guérir d’avoir mal aimé.

Et peut-être qu’avec le temps, j’oserai à nouveau tenter l’expérience d’aimer et d’être aimée.
Nicole Charest

Histoire de destin


« J’accepte la grande aventure d’être moi » 

Ha Simone, ma chère Simone.

Comment réussit-on à vivre son aventure, son destin ? 

Comment sait-on qu’on n’est pas à côté de la plaque ? 

Cette douleur viscérale qui vous tient en permanence, cette certitude d’avoir raté le coche et d’être en dessous de votre potentiel, oui cette énergie là vous laisse un goût de « pas assez » qui ne vous lâche jamais. 

Comment sait-on qu’on ne se plante pas de destin ?

Histoire de la Saint-Louis


Aujourd’hui je ne travaille pas. Non, pas de congés ou vacances.

C’est la période de la Saint-Louis.

Je bosse à Sète depuis un an. 

La Saint-Louis à Sète c’est sacré. C’est jour chomé. De gré ou de force.

La ville est impraticable pendant quelques jours. C’est la fête. C’est même plutôt une orgie à vrai dire. Sous prétexte de joutes sur les canaux, l’alcool coule à flot et les rues sont noires de monde.  

Sète est un port de pêche et de commerce. 

C’est un endroit qui pue en permanence. Ça sent le poisson pourri et la vinasse. Parfois le purin. 

Pendant la Saint-Louis ça s’aggrave. Le lieu devient une pissotière géante. Il faut enjamber les ruisseaux d’urine pour traverser la fête. 

Hommes et femmes, de blanc vêtus, s’emmêlent joyeusement, ça picole, ça s’interpèle, ça se tripote, ça danse bourré dans la rue. Des milliers de personnes de toutes catégories et classes sociales se mélangent et copinent.

Demain tout le monde retrouvera son rang. La hiérarchie sociale est très respectée à Sète. On ne mélange pas les torchons et les serviettes (pêcheurs vs négociants). 

Alors ils profitent. Une fois par an ils picolent à qui mieux mieux en beuglant des paillardises. Ou du Brassens.

Demain tout sera nettoyé. La javel et les karshers auront gagné. Chacun cuvera dans son coin. Et on fera comme si tout ça n’avait pas existé. 

Jusqu’à l’an prochain.

Errance


Samedi matin.

Désœuvrée.

Seule.

Me voici prise d’une envie plutôt forte d’aller errer dans ma ville.

Je n’y vais plus depuis longtemps.

Ma vie est faite de trajets.

Voilà. Je pars marcher. Redécouvrir Montpellier. Me mêler aux touristes. Acheter un petit bouquet au marché aux fleurs.

Prendre le petit train rouge qui fait le tour.

Revoir la cathédrale et la place de la Canourgue. Le jardin des plantes.

La Com’.

Retour aux sources ?