Pensées et réflexions sur la charge mentale du « devoir conjugal ».

Hier j'ai expérimenté "in vivo" un moment de vie pénible et perturbant.
Un ami "homme" m'a invitée à dîner. Sa femme était partie en vacances dans sa famille. Il m'a appelée. Ça me faisait plaisir de le voir. On se connaît depuis 17 ans.
C'est un couple que j'apprécie beaucoup, ils ne m'ont pas lâchée après mon divorce.
J'ai mis une jolie robe. Il est passé me prendre et on a mangé hindou.
C'était plutôt chouette.
Je n'ai rien bu. Je sors d'une phase de fragilité en santé.
Il a pris trois ou quatre verres. Je n'ai pas fait attention.
J'ai conduit sa voiture au retour. Je lui ai offert un café chez moi, je ne voulais pas qu'il risque sa vie en conduisant avec une alcoolémie limite.
Parce que c'est mon ami. Un vieil ami fidèle. Un vieil ami sur qui on peut compter.
Jusqu'à hier.

Sur mon palier il m'a enlacée.
M'a retenu les mains, les bras.
À forcé ma bouche.
Et je disais "non, arrête". Stupéfaite.
"Mais je t'aime, je te veux, laisse toi faire."
"Non. Non. Arrête. Je ne veux pas arrête !!"

Je ne vais pas m'attarder. Sur les attouchements, la violence du contact, les habits arrachés.
J'ai réussi à le faire cesser. "Je ne suis pas consentante, c'est un viol. Tu me fais mal, tu me fais peur"…
Il est parti furieux. Le mot "viol" répété encore et encore a fini par arriver à son cerveau
Il m'a hurlé que je devais le remercier de se comporter comme un gentleman.

Je suis restée longtemps exsangue et bouleversée.
Culpabilisant de son agression.
Je le connais.
Je l'ai ramené chez moi.
Je n'ai pas dormi de la nuit.
Et puis j'ai senti monter en moi une colère énorme.
Énorme.
Un tsunami de rage contre ce masculin qui prend
Qui baise
Qui me voit comme un corps à disposition.
Qui s'attend à disposer de mon vagin contre 35€50 de restaurant
Et qu'on doit féliciter pour avoir réprimé son instinct de viol.
Pour qui "non" est une coquetterie pour se faire désirer
Qui Revendique de la baise parce qu'elle a invité à boire un café.
Parce qu'il l'aime. (Soit-disant).
Non c'est non.

Je suis folle de rage, oui
D'être une femme libre présumée être facile
Présumée être open-bar
Ils veulent que je courbe l'échine car ils ne sont pas capables de gérer leurs pulsions.
C'est à moi de sabrer mon énergie de femme, je dois me couvrir et baisser les yeux ?
Ils ne sont pas capables de se maîtriser ?

Ma sauvagerie est montée d'un cran.
Non je ne me laisserai pas faire
Jamais

Publicités

À propos de angelenemus

Artisan du MERVEILLEUR (à la recherche du MERVEILLEUX, en qualité de VEILLEUR, pour vivre le MEILLEUR)

Publié le 28 juillet 2017, dans La vie passionnante d'Angel. Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Je te comprends. J’ai vécu un épisode de la sorte il y a une quinzaine d’années.
    Dans la tête c’est le chaos. Tout va très vite et dure une éternité. Il faut intégrer le fait qu’on est en train de se faire agresser par une personne que l’on connaît, mesurer le risque, entre la volonté de calmer le jeu et la conscience qu’un truc est en train de se passer qui pourrait très mal tourner, gérer la parole, entre la tentative d’apaiser et la nécessité absolue d’être entendue. Et sentir les mains qui caressent en force, le souffle court d’un type qui s’est transformé en bête et n’écoute plus que son désir. Quoi ? Trois minutes ? Cinq ? Avant de commencer à donner des coups de pieds dans les carreaux de la porte-fenêtre devant soi, ce qui semble l’exciter un peu plus. Les mains sont à présent sur mon cou et serrent. Deux secondes ? Comprendre que c’est en train d’arriver. Saisir les rideaux et d’un coup sec tout arracher, la tringle et le bazard qui s’écroule dans un boucan d’enfer. Stupeur et tremblements. Et les cris. Moi qui hurle que quand une femme dit non, c’est non. Lui qui crie que je le rends dingue et que voilà ce que JE le fais faire. Avant de se mettre à tout casser autour de lui.
    Vite, trouver son sac, ses clés de voiture, trouver des forces. Viser la clé sur la porte-fenêtre, mesurer la distance, mesurer ses chances, se lancer, courir, le cœur battant, se sauver tout en sachant confusément qu’on ne sera plus à l’abri avant longtemps.
    Connard. Non c’est non.
    Tout mon soutien Angel

  2. Tu as raison d’être en colère. Comment a-t-il pu oser !!! Toute mon amitiés – Bises – france 🙂

  3. C’est un viol, pas plus tard que ce mercredi j’ai du conduire une amie à l’hôpital et faire appeler la police, pour plainte. Aussi qqn qu’elle connaissait.

    C’est pénible ces comportements et cette certitude de certains hommes que c’est « normal », et presque que ça leur est dû …

    Courage.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :