Archives Mensuelles: février 2017

Déesse 


« Une Déesse est une femme qui émerge de ses profondeurs. C’est une femme qui a exploré honnêtement son côté sombre et a appris à célébrer sa Lumière.C’est une femme qui peut tomber amoureuse des magnifiques possibilités qui l’habitent…

C’est une femme qui connaît la Magie et les endroits Sacrés en elle, qui peuvent élever son âme.

C’est une femme qui émet de la Lumière, qui est magnétique, chacun peut sentir sa présence lorsqu’elle est dans une pièce.

Elle est forte et douce à la fois.

Elle a une énergie sexuelle puissante et a appris à maîtriser son pouvoir de séduction.

Elle adore son corps, elle est aérienne.

Elle chérit la beauté, la lumière et l’amour.

Elle est une mère pour tous les enfants.

Elle coule avec la Vie dans la grâce facile.

Elle peut guérir avec un regard ou avec sa main.

Elle est sensuelle et intrépidement érotique, et s’engage dans le sexe de façon à partager avec une autre Âme, le contact du Divin.

Elle est la compassion et la sagesse. Elle est le chercheur de Vérité et s’intéresse profondément à quelque chose de plus grand qu’elle.

C’est une femme qui sait que son but dans la vie est de s’élever avec l’Amour.

C’est une femme amoureuse de l’amour.

Elle sait que la Joie est son destin et qu’en l’embrassant et le partageant avec les autres, les blessures se guérissent.

C’est une femme qui est venue pour savoir que son partenaire est sensible, perdu et effrayé comme elle l’a été de temps à autres.

Elle est venue pour comprendre les cicatrices qu’il a, et sait que l’Amour qu’ils partageront ensemble pourra être le soulagement, la guérison de leurs blessures.

C’est une femme qui peut s’accepter comme elle est, et accepter les autres comme ils sont.

Elle est capable de se pardonner ses erreurs, et ne pas se sentir menacée même quand on l’attaque.

C’est une femme qui peut demander de l’aide quand elle en a besoin ou aider lorsqu’on lui en demande.

Elle respecte les frontières, les siennes et celles des autres.

Elle peut voir l’univers dans les yeux des autres.

Elle peut voir l’univers en Elle.

Elle peut voir l’univers dans chaque situation de la Vie.

C’est une femme qui prend ses responsabilités pour tout ce qu’elle crée dans sa vie.

C’est une femme qui est dans le soutien et le don, totalement.

C’est une Déesse. »
Source : inconnue

coupable


École buissonnière


Qu’il fut bon de muser mon Loup

Muser et musarder

Rire et se taquiner 

Qu’il fut bon mon Loup

D’avoir vos mains à disposition 

Et vos yeux 

Et votre sourire 

École buissonnière 

Instants volés au temps

Un morceau de printemps pour nous.

Avant le printemps 

Parenthèse enchantée 

Mot du jour : parenthèse.

On peut rater sa vie par politesse  


Oui. On peut rater sa vie par politesse. C’est Anna qui l’a dit et ça m’a tellement touchée que j’ai sangloté longuement.

Ça a fait remonter des mégatonnes de tristesse. D’un coup.

Toutes les politesses qui m’ont arraché des lambeaux de vie.

Me laissant pelée vive.

Dire « oui maman, oui papa je vais faire tout ce que vous voulez car je suis une gentille fille qui obéit à ses parents et qui fait tout bien comme il faut ».

Dire « oui » pour ne pas le blesser, car lui il m’aime, je ne peux pas lui faire ça. Oui j’accepte de t’épouser. Et je pleure en disant oui.  En sachant pertinemment qu’il y aura un jugement pour en finir, pas longtemps après. Et que ce sera pire. Tu auras eu le temps de me punir de ne pas t’aimer.

Dire « merci beaucoup j’adore » en recevant un cadeau lamentable, irréfléchi et sans âme, une quelconque saloperie manufacturée loin et par quelque esclave des temps modernes.

Dire « ce n’est pas grave » pour un oubli, un mot, un acte, une humiliation alors que ça démolit l’envie de vivre. Cette sensibilité hors norme, qui fait que je vois tout, je ressens tout, tout me grignotte dedans. Et que je me sens faible. Nulle. Ridicule. Pitoyable.

Dire « mais non je ne t’en veux pas » alors que j’écume de rage. Et que je garde cette rage dedans, et qu’elle est en train de fissurer mon coeur. Respire mon ange. Tout devient disproportionné … oh tu es marié hombre, et tu aimes ta femme. Je comprends. Mais non je ne t’en veux pas et ce n’est pas grave. Tout va bien, je vais juste enterrer mon coeur au pied d’un châtaignier. Il a crevé. Il n’a pas bien réagi quand tu as planté ton sabre de samouraï dedans. Ha c’était un glaive. Au temps pour moi je n’y connais rien en arme blanche. Juste je vois qu’elle me transperce là et qu’elle ressort derriere et que j’ai mal. Vraiment ce n’est pas grave.

Dire « oui je vais te rendre service », alors que non je n’en ai pas l’envie, pas l’énergie. Que ça me coûte. De l’énergie, du sommeil, du confort, du temps. Je me prends à moi même pour te donner. Par politesse. Et tu trouves ça normal et tu ne dis même pas merci. Tu me dépouilles avec mon consentement poli. Par politesse je passe mon dimanche soir au téléphone avec toi à te laisser déverser un camion entier de merde dans mon oreille. Tu m’expliques que ça te fait du bien de me parler. 

Moi je voulais juste aimer et être aimée. Rire et faire rire. Caresser et être caressée.

Je suis seule et je suis un open bar.

Venez me piller c’est gratuit. Et merci bien de votre visite.

On peut rater sa vie par politesse.

C’est exactement ce que je fais.

Loup


Bonjour mon Loup.

Permettez que je m’en tienne au vouvoiement.

Je vous dirai « vous » jusqu’à la fin. Quelle que soit la fin.

Je pose ici un nouveau jalon, une pièce du puzzle. Vous me trouverez … Assurément, vous êtes malin pour un gnou.

Mon Loup gnou ou gnou Loup.

Ici est un des temples de ma cérébralité. Il y en a d’autres mais je ne suis pas encore prête à vous en offrir l’entrée.

Venez et pénétrez en ce lieu.

Ne touchez à rien.

Ouvrez les yeux, votre coeur et votre âme.

Si vous faites attention, si vous êtes attentif, si vous le souhaitez vraiment, vous pourrez me connaître. Me savoir.

Je ne joue pas d’arrogance. 

Je n’ai plus l’énergie de l’arrogance depuis vous.

Vous me réduisez à mon minimum en terme d’assurance. Votre apparition m’a purement et simplement remise à ma place de timide silencieuse et apeurée.

Vous avez immédiatement pris le pouvoir sur mon être.

Ça m’irriterait sûrement si j’etais celle d’avant vous.

Je grimacerais et cracherais un « tsssss » définitif qui vous enverrait direct dans les cordes. Avant vous j’étais puissante, sûre de moi. Un zèbre percutant et royal.

J’ai mis si longtemps à être forte. Il m’a fallu des années et des combats sanglants. J’ai arraché à la vie mon droit de vivre. 

Qu’adviendra-t’il de moi quand vous disparaitrez ? Survivrai-je à cette dernière bataille ? Alors que je n’ai pas encore baisé votre bouche, déjà je pleurniche sur le vide de votre départ. Pauvre petite chose faible et ridicule. 

Mes ombres me soufflent à l’oreille de ne jamais laisser ma peau aller à la vôtre. Elles hurlent au danger imminent.

Danger si vous n’êtes que fantôme inconsistant juste nourri de mon mental fantasmagorique. Je vous en voudrais à mort de ne pas être 

Danger si vous êtes. Car jamais au grand jamais je ne pourrai vous laisser repartir.

Dites moi.

Mot du jour : amoureuse.

insomnie


Aux actes manqués

Rendez-vous ratés

À ce qui aurait dû arriver 

À ce destin imparfait

Mais à la vie qui est.

Je sais.


​ »Il n’y a pas d’amour sans éblouissement du cœur, 

Il n’y a guère de volupté véritable sans émerveillement de la beauté. »
« Toute vie bien réglée a ses moments libres, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre »

Marguerite Yourcenar ;

La croisée des chemins