Archives Mensuelles: avril 2015

Histoire de poésie de dernière minute


Donc ma fille, la prunelle de mes yeux, vient de rentrer de son périple à La Réunion, épuisée mais heureuse.

En maman certes attendrézie (vieux patois de chez moi) mais responsable, j’ai veillé à ce que le cartable soit fait et on a vérifié à deux si tous les devoirs (évacués la première semaine de vacances) étaient bien ok.

Et bien sur ce n’était pas ok.

La prof de français avait rajouté sur le site internet des devoirs, un « petit quelque chose » qui n’avait pas attiré mon attention la première semaine.

Je cite :

Poème à rédiger sur une plante de la garrigue (imprimer l’image de cette plante) OU un paysage de garrigue ( imprimer ce paysage en couleur).
12 vers minimum à rédiger (3 quatrains). Les élèves qui feront une ou deux strophes de plus (1 ou 2 quatrains) seront valorisés.
Donner un titre au poème.
Ecrire des vers les plus réguliers possibles. EX : 12/13/14
Bonus pour la régularité!
Période I à utiliser.
Faire des rimes dont la disposition est libre. AABB OU ABAB OU ABBA
Employer le vocabulaire des sensations, des sentiments et des termes mélioratifs, des adjectifs de couleur, des figures de style.
Vous devez exprimer le fait que vous appréciez la plante ou le paysage dont vous parlez.
Vous écrivez un poème, ce qui doit vous conduire à soigner la forme de votre texte (jeu sur le langage)
VOTRE TRAVAIL DOIT ÊTRE IMPRIME APRÈS AVOIR ÉTÉ ÉCRIT SUR L’ORDINATEUR.
Attention à l’orthographe et au sérieux de votre travail qui est un DM!

donc là objectivement j’ai profondément haïe la prof de rajouter du travail sur internet. Encore heureux que j’ai regardé, parce que cette femme n’éduque pas, elle réprime. A coup d’humiliations publiques et de signatures négatives amenant à des mercredis de colle, elle a cassé net tout intérêt de ma fille pour la littérature.

Quoi qu’il en soit, nous nous sommes installées avec un dictionnaire de rimes sur le canapé, la grande énervée et la petite qui rentre de 18 heures de voyage et décalage horaire.

Le refuge dans la garrigue

La garigue près de chez moi m’a toujours faite rêver

Joli chemin pierreux où j’aime me promener

Allongée souvent dans l’herbe douce du printemps,

J’écoute le chant des oiseaux avec ravissement.

Je me cache parfois parmi les herbes hautes

Sentant de tout mon nez les parfums délicieux

Des plantes aromatiques dont l’odeur flotte

et dont les douces effluves rendent heureux.

– « non mais maman ça va pas la tête d’écrire des trucs comme ça !! je suis nulle en français, jamais de la vie la prof ne pourra imaginer que j’ai écrit ça ! (à moitié endormie sur mes genoux).

Que j’aime m’allonger dans la belle garrigue

Très bel endroit tranquille qui console mes peines

Joli champ de genêts où je me lave de la fatigue

Et me réveille pleine d’énergie comme sur une scène,

Cela me fait du bien d’entendre chanter le ruisseau,

Tout en bas des collines, où boivent les oiseaux

Dont le vol joyeux sèche les larmes de mes yeux

Rien n’est aussi joli que leurs chants merveilleux,

Reniflant avec bonheur l’odeur de l’herbe fraîche

le vent souffle dans mes cheveux comme une flèche

Le ciel est bleu au dessus de ma tête

Et les nuages dansent comme pour une fête,

C’est l’heure de rentrer, déjà, mais je me sens bien

Avant, je vais cueillir une brassée de thym

petit souvenir de mon refuge dans la garrigue

Qui a si bien effacé ma fatigue,

– « pff c’est pas terrible quand ça vient de moi, je suis nulle maman

– mais non, c’est comme une chanson, tu adores les chansons, fais pareil.

– maman j’ai tellement sommeil que je vais pleurer

–  va te coucher je vais faire un mot à la prof.

– maman elle va te tuer

– ça m’étonnerait fort.

– donc, poésie pour jeune de 13 ans … je suis pas couchée

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Aire


    

Rêve 


  

Sur-veilleur aérien 


Je sur-veille l’avion qui transporte mon grand bébé, ma fille, pour son baptême de l’air.

  

Excès 


Peut-on être dans l’excès de bienveillance ?

Je vis une expérience qui est désagréable depuis plusieurs semaines avec une « amie ».

Celà fait trois ans que l’on se connaît. Elle a énormément changé. A moins que sa nature profonde ne soit révélée pour de bon.

La côtoyer, l’écouter sont devenus pénibles. Je l’ai laissée empiéter sur mon énergie, me parasiter et me piquer par excès de bienveillance.

Je l’avais trouvée à terre, femme abandonnée et effondrée. Je l’avais prise sous mon aile, l’intégrant à mes cercles, supportant ses conversations plaintives permanentes, son égocentrisme étouffant.

Là elle m’insupporte.

J’en ai parlé à plusieurs personnes qui m’ont déclaré qu’ils pensaient qu’elle était cinglée. 

Son ex vient de m’éclairer, pour lui c’est une perverse narcissique. La seule solution c’est la fuite. Que c’est tout à fait exact qu’elle va très mal, mais que je ne peux rien faire, qu’elle va me faire mal.

Drôle d’histoire. Je culpabilise en plus. J’avais l’impression de faire quelque chose de mal, la laisser tomber.

Du coup je bosse sur la maladie, pour comprendre, pour comparer avec des liens passés et ensuite pour aiguiser ma vigilance. 

Ultra nuisible.

Le retour


ils sont là à nouveau !

  

Fauchée 


je suis fauchée.

Pour la première fois de ma vie je suis fauchée. 

Très jeune j’ai ressenti l’affreux inconfort de la pauvreté. Dès mes quatorze ans j’ai donc trouvé un travail, au noir, en prétendant avoir seize ans, pour gagner de l’argent. A l’insu de mes parents.

Je n’aime pas l’argent, je n’aime pas le pouvoir qu’on lui prête, je n’aime pas sa toute puissance. Je hais la flamme qu’il allume dans les regards, l’avidité, la folie, la jalousie, la rage. Tout ce qui le rend maléfique.

Cependant depuis mes quatorze ans je sais le gagner, le gérer, le réfléchir, le dépenser, le prêter, le partager. Pour moi, c’est seulement une énergie fluide, un outil. 

J’ai toujours travaillé d’arrache-pied. Quand on n’a que le travail pour gagner sa vie, on s’accroche très fort à cette sécurité là. Au point d’être omnubilée. Au point de ne faire que ça. Encore et encore. D’être réchauffée par l’abondance qui en découle, la liberté, le confort, et aussi la générosité. Oui, ma générosité.

Je donne beaucoup. Souvent. Sans espoir de retour.

Quelle ironie. Je suis fauchée maintenant. 

Les allocations chômages payent le loyer, les factures, la nourriture, et … Les impôts sur mes anciens revenus.

C’est déstabilisant. 

Le travail ce n’était plus possible, question de survie. Mais du coup plus d’argent. Voilà une équation nouvelle avec plusieurs inconnues. 

Je suis fauchée et je me demande comment je vais m’en sortir !! 

Je ne suis pas encore inquiète. 

Pas encore.

Après tout, ce qui compte c’est d’avoir un toit sur la tête et le frigo plein.

Retour à l’essentiel.

Car l’avenir n’existe pas


  

Finistère 


Hello !

Je prépare un séjour dans le Finistère.

Pourriez vous me dire où je dois « absolument » aller ?

Lever le voile… Lifting the veil…


Merveilleux

Femmes

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Me soutiendras-tu dans mes peines, mes peurs, ma vulnérabilité, mes distorsions et ma colère?

Me soutiendras-tu, sans vouloir me réparer, ni me juger, sans chercher à améliorer les choses ou à les rendre plus faciles.

Embrasse moi, en laissant de côté ton ego et tous tes soucis de n’être pas assez bien, de ne pas faire assez bien, de ne pas aimer suffisamment.

Me protégeras-tu de moi-même… de mon désir de réclusion, ce voile que j’utilise pour que tu m’aimes dans la perfection que je pense que tu recherches?

Me regarderas-tu dans les yeux, si profondément, si ouvertement, que tu sentiras les tremblements de mes blessures au fur à mesure que je les révèle, exposant ainsi ma part d’ombre la plus profonde à la lumière?

Viendras-tu à ma rencontre…

Embrasseras-tu mes lèvres avec une une pureté brute, sans peur, sans répulsion, sans te changer en aucune façon pour être l’homme…

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