Ouvrir les yeux

C’est parfois dur d’aimer les gens comme ils sont. Ça demande des efforts particuliers.
J’ai été blessée et choquée par des propos qu’une amie intime a proféré dans mon dos récemment. Propos répétés par une personne légèrement malveillante.
C’est toujours une surprise pour moi ce genre de choses.
Je dis en général ce que je pense en direct live aux personnes concernées. Sans intermédiaires.
Répéter des médisances hors contextes et sûrement en exagérant me paraît être une sale activité.
Mais bon. Ce n’est pas le propos.
Les critiques acerbes faites par mon « amie » concernaient ma relation avec ma fille. Ma façon d’être une maman.
Et oui. C’est pour ça que ça fait mal.
Je mène une vie d’ascète, solitaire et sans fioritures.
C’est finalement le seul bastion encore attaquable.
Il n’y a rien à dire dans les autres domaines.
C’était violent : je suis accusée d’être une mère négligente et peu aimante.

Je suis du genre à me remettre en question souvent.
J’ai beaucoup réfléchi à tout ça, avec l’éclairage de la vie et personnalité de mon « amie ».
Elle a tort.
Je ne suis pas le même style de mère qu’elle, c’est évident, et je n’ai pas de complexe par rapport à ça …. Elle est en échec avec les relations qu’elle a avec ses enfants adultes.
Sur ses trois enfants, l’une est en hôpital psy et n’a plus de contact, le second passe ses nuits et ses jours enfermé devant des jeux vidéos avec de l’alcool et du « tabac », le troisième ne voit plus sa femme et sa fille pour cause de maltraitance.

Comment prendre ses critiques ?
Je l’ai beaucoup aidée à faire face à ses graves crises familiales.

En fait, je crois que je dois la plaindre et non me morfondre de ses commentaires déplacés.

Être vertement critiquée par quelqu’un qui va aussi mal n’est pas intéressant.
Certes c’est toxique.
Mais si je prends un peu de recul je peux constater que ma fille est joyeuse, bien dans sa peau et attaque gentiment son adolescence sous mon regard bienveillant.
Je n’ai pas le sentiment qu’elle manque d’amour, surtout du mien.
Et je ne crois pas être négligente mais plutôt la pousser vers l’autonomie.

Pour autant j’entends rester vigilante. Écouter la critique sans la laisser m’empoisonner.
Et arrêter d’avoir des cons dans mon environnement immédiat.

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À propos de angelenemus

Artisan du MERVEILLEUR (à la recherche du MERVEILLEUX, en qualité de VEILLEUR, pour vivre le MEILLEUR)

Publié le 4 février 2015, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Je te comprends, parce que je réagis aussi comme ça face à des commentaires négatifs. Et quand bien même je peux savoir que l’avis qui est donné n’est pas vraiment objectif, ou est intéressé, cela me pousse toujours à cogiter, d’une certaine manière, essayer de voir s’il y a une part à prendre (aussi peu agréable que cela soit, je le vois comme une « information »).

    Et puis des fois, tu as des retours qui ont juste pour effet de te pousser à t’affirmer, leur dire « non », à ces remarques. Quelque part, éprouver notre stabilité pour la renforcer.

    Concernant les cons..Le souci que j’ai rencontré est qu’il eut fallu que je m’écarte de mon propre environnement immédiat…Je n’y suis pas encore parvenu…

  2. Ne pas s’occuper des critiques malfaisantes . Je plains ces personnes qui se disent être » tes amies » ( la vilaine et la rapporteuse) . Elles n’ont pas à te juger. Chacun élève ses enfants comme il peut , on fait toujours des erreurs quoiqu’on fasse ( la perfection n’est pas de ce monde). L’objectif , c’est de faire du mieux possible et avec tout son coeur .
    Bizzzz

  3. Christian Bobin – « La plus que vive »

    « Tu n’es pas très grande, on pourrait presque dire que tu es menue et il sort de toi, de ta présence, de ta voix, de tes yeux, une puissance enveloppante, une bienveillance de fond. Tu as eu officiellement trois enfants, deux filles et un garçon, Clémence, Hélène, Gaël. Tu as eu clandestinement des dizaines d’enfants, c’est incroyable le nombre de personnes que tu as aidées, rassurées, confortées, nourries, veillées. Lorsque j’écris sur les mères dans mes livres, et je n’écris presque que sur elles, c’est sur toi que j’écris. Tu es une mère parfaite, et je précise : une mère parfaite est celle qui, comme toi, donne son amour sans compter, sans attendre qu’on lui rende la monnaie, et surtout elle ne vit pas que pour ses enfants, elle vit ailleurs aussi, elle vit d’autres amours, elle est pleinement là dans chaque geste ou chaque mot, allô mon doudou, et elle est immédiatement ailleurs, ou si l’on veut, les meilleures mères sont ce que le monde appelle des mauvaises mères, celles qui ne pensent pas qu’à leurs enfants, ou si l’on veut encore, les meilleures mères sont celles qui n’oublient pas d’être aussi, avec autant d’intensité, femmes, amantes, enfants, je ne sais comment faire entendre une chose aussi simple, je ne sais comment expliquer l’évidence, ce que sont les meilleures mères, une seule phrase pour le dire et elle convient pour le tout de ta vie comme pour le bloc de ta mort : elles se donnent et s’en vont.

  4. « Être vertement critiquée par quelqu’un qui va aussi mal n’est pas intéressant.
    Certes c’est toxique. »
    Les donneurs de leçons sont souvent les plus mal placés quand on connait leur réel univers. La critique leur donne une possibilité d’oublier peut-être leur vie étriquée et sans saveur…

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