Archives Mensuelles: février 2015

Je suis Bâtie comme une contrebasse et non comme un violon !!!


http://youtu.be/iyTTX6Wlf1Y

Ouiiiiiii

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Histoire d’étudiante.


J’ai trouvé un nouveau passe-temps.
Je suis très excitée.
Je suis des cours contre de la compagnie.
J’explique.

Nicole a 76 ans. Elle est docteur en sciences et docteur en médecine.
Elle a plusieurs thèses à son actif sur le génome humain, sur les virus et les bactéries, sur la maladie d’alzheimer, sur la phytothérapie, sur la chimie humaine. … Et d’autres que je ne comprends pas.
Nicole s’ennuie dans la vie, elle déprime et somatise.
Elle n’a pas de but.
Donc je lui ai demandé de m’enseigner. La médecine par les plantes, à mon petit niveau. Quatre heures par semaine.
Je sais qu’elle m’apprécie énormément (elle n’a pas eu de fille) et rêve de me voir plus souvent.

Françoise a 75 ans.
Elle dirigeait la section médiévale de la faculté de lettres.
Détentrice de plusieurs doctorats et thèses, archéologue et écrivain.
Elle s’ennuie dans la vie, elle déprime et somatise.
Elle n’a pas de but.
Donc je lui ai demandé de m’enseigner. L’histoire médiévale, littérature, art, poésie, architecture. À mon petit niveau. Deux heures par semaine.
Elle jubile.

Josette a 72 ans.
Elle dirigeait la branche internationale d’un grand opérateur en téléphonie. Elle connaît l’alimentation de presque tous les pays.
Car son hobby c’est la micro-nutrition et la médecine chinoise.
Elle s’ennuie dans la vie, elle déprime, et somatise.
Donc je lui ai demandé de m’enseigner la diététique internationale pour être en forme.
Quelques heures par semaine, et plutôt à midi …
Trop contente.

Monique a 72 ans.
Elle dirigeait une grande école de ma ville et enseignait les maths.
Elle est merveilleusement belle car depuis vingt ans elle cultive son corps avec diverses activités.
Je lui ai demandé de me coacher pour maigrir et être en forme (et pourquoi pas belle).

Je leur ai bien expliqué que quand je retravaillerai je ne pourrai plus.
Et bien sûr je vais voir si je peux les faire se rencontrer.
Elle sont relativement avides de ma présence et un chouia jalouses du temps que je passe avec les autres.

J’ai intérêt d’assurer … Elles sont brillantes et exceptionnelles.

Histoire de pleurnicheuse et d’effet secondaire


Comme je me demandais sérieusement si je n’étais pas devenue bipolaire, à osciller entre folie totale et abattement catatonique,
m’est venue l’idée de consulter la liste des effets secondaires du médicament prescrit trois fois par jour par ma dentiste depuis janvier.
A l’heure où je vous parle (écris) la boîte entière de cette saloperie a valsé à la poubelle.
Il y avait « trouble du comportement » dans les effets indésirables.
Alors ok on pourrait m’objecter que c’est facile de rejeter la faute sur la chimie et que peut être je suis super chiante naturellement.
Mais vu qu’en deux mois j’ai réussi à me fâcher avec la plupart de mes proches, que j’ai dit des trucs horribles à mon ex (y’avait les mots pute et connard dans la même phrase), que j’ai dit à ma fille qu’elle me pétait les couilles et que j’allais la larguer à la dass, que j’ai des insomnies un jour sur deux, des brûlures d’estomac, que je pleure pour un oui ou pour un non, que je me soule quand on me contrarie …
Je crois que la chimie n’est pas mon amie.
Je vais me faire une tisane.

Deuxième chance


Est-ce qu’on a plusieurs grands amours dans une seule vie ?
Est-ce qu’il y a une deuxième chance ? Et même une troisième, et une quatrième etc …

Disparition


Je suis en train d’organiser ma disparition
Cette maison qui s’élève petit à petit dans la montagne, loin de tout
J’irai probablement y vivre
Seule

Alors je m’effacerai d’Internet
Et je cesserai d’exister ailleurs que dans ma propre ombre
J’irai au bout de la solitude et du silence
Loin de tout et de tous
Juste moi
Pour savoir si je m’aime assez
Oui, il faut s’aimer pour accepter de continuer cette absurdité
Et y trouver quelque chose à quoi se raccrocher.

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Une histoire qui fait mal


Je ne peux plus regarder la télévision.
Il y a trop d’événements qui me traumatisent, éveillent de vieilles mémoires et des blessures mal cicatrisées.
Je suis au bord de la nausée trop souvent ces derniers jours.
Bien sûr il y a l’actualité de cette guerre de religion frelatée qui cache une guerre de pouvoir, de matières premières et de territoires.
Mais ce qui me traumatise totalement, c’est ce monde où un homme politique important, en France, estime qu’il ne doit pas être condamné pour avoir violé une femme, vu qu’il l’a payée, que c’est juste une pute (elle n’avait donc pas le droit de dire non), il a tous les droits sur son corps et il la sodomise, même s’il faut deux hommes pour la tenir,
c’est cette jeune fille kurde violée et brûlée en Turquie,
c’est des millions de petites filles excisées parce qu’un religieux a décrété que le clitoris c’est impur
c’est les nigérianes kidnappées et violées,
les syriennes violées,
les indiennes violées,
Les haïtiennes violées,
des jeunes filles que l’on oblige à se prostituer.
Partout.
Le crime universel contre les femmes qui fait toute la différence entre une humanité évoluée et une humanité barbare.
Et ce con de livre-film qui montre que le plaisir féminin passe par des coups de cravache.
C’est presque normal.

Après tout ce sont des hommes qui détiennent le pouvoir, qui font les lois et qui sont les violeurs.
Ce sont les hommes qui font vivre la prostitution en « consommant » du sexe.
Accepteraient-ils que leur mère, leur sœur, leur fille, soient traitées ainsi.
Imaginent-ils que quand ces femmes étaient des petites filles elles rêvaient d’être putes ? D’être pénétrées dans tous leurs orifices tous les jours par des dizaines d’hommes ? Qu’elles sont reconnaissantes du « touche pas à ma pute » ??? Le mythe de la nympho qui adore ça ou de la pute au grand cœur ….
C’est à gerber.

Un viol c’est l’assouvissement d’un désir sexuel. Une petite pulsion de rien du tout.
Ça dure quelques minutes pour un homme.
Le temps d’une éjaculation.
Mais ça salit la femme pour toujours. Ça la démolit.
Ça laisse une trace définitive, une peur du masculin qui ne disparaît jamais totalement.
L’extinction du potentiel de désir et de plaisir, de la confiance.
On a une peur ancrée dans le ventre chaque fois que l’on rentre un peu tard le soir, que l’on est seule dans un parking.
Toute sortie, tout rendez-vous avec un homme fait l’objet d’une réflexion, d’hésitations. Ça tourne dans la tête.
On ne perd jamais de vue l’idée de l’agression.
On doit être courageuse plus qu’audacieuse.
Et quand on laisse un homme entrer dans l’intimité de notre chambre, on se demande s’il acceptera un « non » en cours de route,
On se demande s’il est déviant ou pervers. Qu’est-ce qu’il va demander.
On a peur de le présenter à notre enfant fille. Parce qu’elle est jolie et que les hommes la regardent avec de plus en plus d’insistance.
Chaque jour, il y a une situation qui réveille la méfiance et la crainte.
Et chaque jour il faut se dresser contre cette méfiance et cette crainte. Il faut lutter.
Lutter pour aimer quand même, pour voir que les hommes sont aussi bons, grands et doux. Qu’ils ont aussi vocation à prendre soin de la femme et à la protéger.
Que l’amour c’est bon.
Que toutes ces horreurs à la télé c’est tout le contraire de l’homme.

Miss it


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Histoire de dentiste et de douleur


J’ai une énorme phobie des dentistes.
Énorme. Normal vu mon passif avec eux. Trente ans de souffrance.
Je hais les dentistes. L’odeur des produits que l’on sent dès le seuil. Les fraises et roulettes. Les pinces. Les piqures. La lumière blanches dans les yeux. Le gobelet et l’évier rond pour rincer et cracher. Le filet de bave s’évadant de la lèvre anesthésié.
Et pourtant ma fragilité dentaire m’oblige à y aller souvent.
En fait dans ma famille je suis la seule à avoir besoin d’y aller.
Les mystères de la génétique.

J’ai enrichi un grand nombre de dentistes.

Et depuis six mois j’y vais deux fois par semaine.
Un vrai abonnement.
On vire tous les vieux plombages, amalgames, couronnes en fer et autres trucs moches et toxiques pour le remplacer par du beau et neuf et écolo.
Ma dentiste je la hais et je l’aime.
Je pense que jamais personne ne m’a autant faite souffrir qu’elle. À chaque fois c’est une vraie séance de torture.
Concrètement ça fait donc six mois que je suis d’une humeur atroce à cause de la douleur.
Irritable à l’extrême et irritée d’un rien.
Il y a un mois elle m’a opérée en urgence alors que ce n’était pas au programme.
Encore une mauvaise surprise imprévue.
Ça a duré une heure et demi et ils étaient deux.
Malgré les médicaments à l’opium je souffre terriblement.
La souffrance m’enferme dans une bulle. M’Isole et m’éloigne des autres.
Parfois elle m’ote mon courage et mon optimisme.
Elle s’incruste dans mon être comme un alien. Elle s’enroule, s’incruste, s’immisce.
Je dois faire avec elle, en tenir compte.
Même quand elle disparaît par magie, me laissant un peu de répis, car je sais qu’elle va revenir.
Comme si cette année sabbatique n’était faite que pour ça. Ma remise en santé.
Alors j’accepte et je couve la douleur.
Je pense à quand ce sera fini, et qu’elle disparaîtra.
Quand mon sourire de publicité pour dentifrice me fera oublier ce chemin de croix.

Insomnie


Forcément, je ne dors pas.
Trois jours passés au lit avec mon virus bleu et vert, à comater et dormir.
Voilà. C’est deux heures du mat et je ne peux plus dormir.
J’ai trop dormi ces dernières heures.
J’ai trop chaud ou trop froid.
J’ai un peu faim.
Je cogite.
Cogite.
Cogite.

Je n’ai pas été des plus agréable ces derniers jours. Je suis une malade difficile.
Je déteste dépendre des autres dans la maladie.
Et j’ai lâché un gros paquet de rage sur quelqu’un qui ne le méritait pas totalement. Un peu mais pas totalement.
Donc je cogite.
Cogite
Cogite

Il va falloir que je m’excuse.

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Virus


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