Archives Mensuelles: décembre 2014

Histoire de blogs, de vie, de mort et d’amour.


Quand on a un blog, que l’on a des lecteurs, que l’on crée des liens, qu’on lit d’autres auteurs et qu’on s’écrit,
Il y a une réelle histoire d’amitié virtuelle.
Nouveau concept de la vie moderne.
On se connaît intimement par certains aspects sans s’être jamais vus.
Il y a une proximité inattendue.
Dernièrement j’ai terriblement souffert de réaliser longtemps après qu’un blogueur aimé était mort. Je ne le connaissais que par son pseudo.
Nous nous envoyions régulièrement des mails.
Ses proches, dans sa vie non virtuelle, n’ont pas clôturé son blog, sans doute ignorants de son existence.
Je ne peux pas leur en vouloir.

Alors aujourd’hui, parce que c’est un jour de vœux, parce qu’il faut dire les choses tant qu’on est en vie, je souhaite exprimer mon amitié, ma complicité, ma tendresse, mon amour à toutes ces personnes connues ou pas qui font partie de la famille virtuelle d’Angelenemus
J’aime cette famille.
Je la chéris de tout mon cœur.
Je vous aime.

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Toutes les chansons parlent d’amour


Ex-vie


Aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma fille. 13 ans.
Pour fêter cela, cette année nous nous sommes retrouvés avec mon ex belle famille. Ils étaient enchantés de me voir.
Bien sur il y avait mon ex-mari.
La petite était aux anges.

J’ai passé une soirée affreuse.
Je ne supporte plus du tout ces gens là. Leurs problèmes permanents, toujours les mêmes. Leurs névroses et rabâchages.
Les aigreurs à mon égard. J’ai quitté le FILS. Ils s’en foutent des pourquoi.
Pourtant j’ai fait beaucoup pour eux à l’époque. Beaucoup.

Ce soir je suis repartie avec une angoisse terrible. Plombée par la tristesse.
Je me suis rappelée combien j’étais malheureuse avec eux.
Avec LUI.
Tous mes rêves qu’il a piétiné et qu’il vit sans moi maintenant … New York, Londres, Barcelone.
Il les vit avec d’autres. Des jeunes. Des pas gentilles, des exigeantes.
Pendant seize ans je l’ai supplié en vain de m’emmener voir le monde.
Son premier voyage quand je l’ai quitté, il l’a fait avec mon livret A, avec ma meilleure amie, à Venise.

Il a une bande d’amis très jeunes, 20 ans de moins que lui, ils sortent, ils partent en week end, ils font la fête.

Moi je suis seule, je suis une maman.
Je jongle avec les horaires, l’argent, le collège, les rendez vous chez le dentiste et la prof de piano. Je suis soucieuse la plupart du temps.
J’ai concrètement un week end sur deux et la moitié des vacances de liberté.
Zéro espace pour espérer refaire ma vie.

Mon ex-belle-mère m’expliquait à quel point son fils a été blessé par mon départ. Et qu’elle est soulagée de voir qu’il s’amuse enfin.
Oh mon dieu qu’elle est à côté de la plaque.
C’est tellement absurde.

Tout ça m’est revenu en pleine tête ce soir.
Toute cette injustice.
Tous ces moments de désespoir.
Toute cette fatigue.
Pas envie de mourir, mais aucun goût pour la vie non plus.
Tenir le coup.
Attendre que ça aille mieux.
Prier pour ne pas être trop vieille et défraîchie, espérer être aimée encore.
Ne même plus se souvenir ce que c’est de faire l’amour, de dormir contre un homme, de rire aux éclats.

Dans une heure cette journée sera finie.
Demain sera un autre jour.

Tu Es Une Étincelle De Lumière Qui A Pris Forme Dans Un Corps De Femme


Mon corps de lumière repose
si calme , sans pensée aucune
Il est couché sur la terre et l’écoute
Il s’anime dans ma chair,
Caressé par la vague du vent,
par la pulsion de ton souffle
Mon amour.

Il se métamorphose
Et devient argile ;
il prend la couleur de la terre
et devient corps ,Immense,
il s’étale aux quatre coins du continent
sous ta caresse
Mon amour.

Il offre sa substance
à la forme de tes mains de potier
et s’ouvre à l’évidence de l’amour :
moule mon sein
tourne ma taille
modèle mon cou
pour que je sois le vase
prêt à te recevoir,
mon amour.

Ma montagne boisée s’ouvre
en une faille profonde ;
Je suis le Grand Canyon au coucher du soleil,
mes parois ondulent comme une anémone de mer,
Le flot d’un ruisseau jaillissant
s’élève au son de ta voix,
mon amour.

Mon ruisseau devient rivière
et toi mon amour,
Tu te transformes en saumon
remontant la rivière
pour retourner à sa Source
dans la profondeur du Mystère,
dans la faille de l’ange de lumière.

Auteur inconnue

Parano de l’assiette


Depuis que je ne travaille plus, ma curiosité foisonne et s’épanouit dans une multitude de directions.
Souhaitant ardemment retrouver mon poids de forme, j’ai donc attaqué une étude rigoureuse de la diététique.
Non pas dans les aspects de base que je connais comme tout le monde, mais à un degré plus scientifique (à mon petit niveau d’amateur).
J’ai lu des livres, des blogs, des chroniques scientifiques, de naturopathe, j’ai écouté des dizaines de conférences, sur la nutrition, la micro nutrition, le bio, le végétarisme, le végétalisme, anti gluten, anti lactose, crudivorisme, frugivorisme, cuisson basse température, extraction de jus 45 tours minutes, les compléments alimentaires, les minéraux, les Oméga, les vitamines, …
Etc ça n’a pas de limite.
C’était très intéressant.
D’abord bien sur par rapport à la connaissance engrangée.
Mais surtout par rapport à mon observation des pratiquants de la diététique moderne. Oui « pratiquants ». Au sens quasi religieux du terme.
J’ai rencontré des dizaines de personnes, passionnés par telle ou telle pratique.
Ils sont fous !
Fous et paranos.
Chacun prétend détenir la vérité. La seule et unique voie du salut.
C’est très marrant.
J’ai vu des gens s’engueuler à propos du fait de consommer ou pas des produits issus de la vache (viande, graisse, lait, fromage). Ils ont failli se taper dessus.
Une chose aussi élémentaire et primordiale que manger devient un sujet de polémique sans fin.
Par contre ils sont tous d’accord pour reconnaître l’existence d’un grand complot international visant à nous faire bouffer de la merde.
Grosse paranoïa.

J’ai donc « digéré » le fruit de mes investigations.
J’ai quelques changements à faire, rien de fondamental.
Je vais préférer le bio même si de « grands professeurs » estiment que ça ne sert à rien, comme j’adore pas les légumes je vais les déguster en jus crus et frais, et diminuer substantiellement la malbouffe même si j’adore ça.
Voilà. C’était beaucoup de bruit pour pas grand chose.

Et ne jamais perdre de vue mon plaisir.

Chant pour celle qui …


Ne vous tenez pas devant ma tombe en pleurant.
Je n’y suis pas, je ne dors pas.
Je souffle dans le ciel tel un millier de vents,
Je suis l’éclat du diamant sur la neige,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis les champs de blé.
Je suis le silence du matin,
Je suis dans la course gracieuse
Des magnifiques oiseaux qui volent,
Je suis l’éclat des étoiles dans la nuit.
Je suis dans chaque fleur qui s’épanouit,
Je suis dans une pièce tranquille.
Je suis dans chaque oiseau qui chante,
Je suis dans chaque belle chose.
Ne vous tenez pas devant ma tombe en pleurant,
Je n’y suis pas. Je vis encore.

Marie FRYE.