Archives Mensuelles: novembre 2014

Histoire de famille


Récemment, j’ai demandé à un de mes proches s’il n’en avait pas marre d’être un gros con.
Je l’ai dit très gentiment, avec douceur, les yeux dans les yeux.
En général quand j’estime que quelqu’un m’insupporte au point de trouver que c’est un gros con, je ne vais pas le lui dire et je passe mon chemin.
Dans ce cas précis, il est inévitable dans mon environnement familial.
Donc je lui ai demandé s’il n’en avait pas marre d’être un gros con.
Tout le monde redoute ses réflexions désobligeantes. Il cogne là où ça fait mal.
Il traque les faiblesses et failles et balance des vannes pour faire mal.
J’en ai eu marre de lui trouver des excuses.
Enfance … Bla-bla-bla … Cœur brisé … Bla-bla-bla … Boulot stressant … Bla-bla-bla
Moi j’ai traversé Tchernobyl dans ma vie et je suis gentille quand même. Et sûrement encore plus d’ailleurs.
Alors plus d’accord.
Quand il m’a agressée sur le fait qu’abandonner un boulot comme le mien c’était irresponsable, encore une gonzesse qui vit à ses crochets, une chômeuse parasite qui ne sert a rien etc etc (ton cynique avec un chouïa de mépris).
Je ne suis pas monté au filet. J’ai gentiment demandé ceci celà « tu n’en as pas marre d’être un gros con ? »
Ça a fait des blancs dans la conversation autours. Y’a eu des crispations, des grincements saccadés.
Il a été statufié pendant quelques secondes.
J’ai enchainé.
« Parlons de moi : je bosse depuis plus de 25 ans et chaque mois on m’a prélevé une assurance chômage dont le montant cumulé pourrait me payer des allocations pendant cinq ans au moins. Donc je ne vis pas à tes crochets.
Parlons de toi : je vais être franche, je n’aime pas l’homme que tu es devenu.
Avant tu étais doux, rieur, tendre, drôle, tout le monde t’adorait.
Maintenant tu es pisse-vinaigre, on te supporte et on ne t’aime plus depuis longtemps. C’est grave.
Tu es infoutu de dire un truc agréable.
Tu ne vois que ce qui est moche et tu l’amplifies.
Il y a des gens dans cette pièce qui se retiennent de pleurer après ton lancer de scud.
Alors tu sais quoi ? En ce qui me concerne, je vais arrêter de te voir.
Probablement que tu t’en fous.
Si tu ne t’en fous pas, tu seras le bienvenu chez moi quand tu auras compris de quoi je parle et que tu auras envie d’être gentil.
Pas gentil par faiblesse, pas gentil par obligation, pas gentil par diplomatie.
Gentil parce que c’est toi, parce que tu l’es au fond.
Je souhaite : (pour toi, pas pour moi)
Que tu arrêtes de croire que l’univers s’est liguée contre toi et que tout est moche, pourri, faux, laid
Que tu arrêtes de croire au dieu fric
Que tu ouvres ton cœur à l’amour, le grand et les petits
Que tu souris
Que tu TE dises la vérité.

Voilà. Maintenant tu ne m’adresses plus la parole, parce que là tu es un gros con.

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Voyage voyage


Bon je bouge pas mal depuis un mois.
Et ça me plait.
Depuis le temps …

Y’en a une qui fait la gueule … Non pas ma fille.
Ma chatte.

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C’est clair comme message.

Née un 29 août … Ou histoire de jumeaux cosmiques


Lisant un article fustigeant la petite ministre Fleur Pellegrin (à propos de son inculture ) j’ai réalisé qu’elle était née un 29 août comme moi.
Du coup par pure curiosité j’ai cherché qui (de célèbre) était né le même jour que moi, notamment pour vérifier les points communs.
Bon alors concrètement je n’ai pas trouvé de jumeau cosmique excitant et même j’ai un peu eu honte ( notamment pour Mickaël Jackson, Alice Sapritch ou les frères Bogdanoff …)
Bon si, j’aime bien Ingrid Bergman (d’ailleurs elle est aussi décédée un 29 août).
Donc c’était plutôt sans intérêt.
D’ailleurs le billet lui même est barbant mais dehors il y a un orage terrifiant et ça m’occupe l’esprit. Sorry.

J’ai un arc en ciel en moi


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Coquelicot de novembre


Franche-Comté …

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Souvenirs sans nostalgie


Je regarde les marques blanches
Et je fais un arrêt sur image
Je me souviens

J’arpente ce morceau de montagne depuis quarante ans
J’y ai construit des cabanes,
J’y ai cassé ma clavicule droite,
J’y ai été attachée à un arbre et scalpée
J’y ai ramassé des noisettes
J’ai recueilli un oiseau à moitié mort qui est mort complètement dans mes mains
J’y ai lu, cachée dans un creux de ronces et de broussailles, l’intégrale des enfants de la terre.

Voilà.
C’est le lieu que j’ai choisi pour construire mon refuge.
L’énergie y est merveilleuse.
Mes racines y sont plantées depuis longtemps.
De là je vais déployer mes ailes et conquérir le monde.

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Histoire de photographe amateur


Depuis que le numérique existe tout le monde peut faire des photos.
C’est l’art le plus populaire qui soit.
Si tu as un téléphone portable tu peux faire des photos.
Certaines personnes sont très douées d’ailleurs.

Je fais des photos depuis toute petite.
Essentiellement des gens qui m’entourent.
Je ne suis pas douée.
Vraiment sans fausse modestie.

Il y a trente ans ça coûtait cher : les pellicules permettaient au maximum une trentaine de pauses et il fallait les faire développer.

Je continue à les faire développer, pour certaines.
J’aime bien avoir mes photos sous les yeux.

La semaine dernière j’ai amené un album complet à maman.
J’ai numérisé de très vieux clichés et les ai regroupés dans un livre album.
Elle a été très émue, ne se rappelant absolument pas de la plupart des moments matérialisés sous ses yeux.
Ça raconte l’histoire de la famille, il y a les morts qui côtoient des bébés,
Les bébés grandissent, rient, font des grimaces, se déguisent, mangent des cerises, ouvrent des paquets cadeaux après avoir soufflé des bougies.
Les morts disparaissent.
Y’en a qui se marient.
Il y a de nouveaux bébés.
Etc etc.
C’est plutôt souriant : on photographie les sourires, jamais les larmes.

Il y avait une chose très frappante dans cet album.
Que personne n’a remarqué.
Je ne suis jamais sur les photos. Normal me direz-vous : on ne peut pas tenir l’appareil et être sur la photo.
J’observe sans en faire partie.
Ça me résume bien. Celle qui est invisible.
Le livre d’histoire de ma famille, et que j’ai créé, m’est étranger.

Maintenant je fais des selfies.
J’observe mon image qui change.
J’aurais bien aimé avoir des photos de moi jeune.
Tant pis.

Le chantier


Voici ce qui occupe mon temps en ce moment.

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Film catastrophe


Moi j’aime bien les films catastrophes.
Surtout de série Z.
Quand les trucages sont ridicules, l’histoire pathétique et le doublage pitoyable.
Ça commence toujours avec un scientifique au génie méconnu ou pire, décrié !!
Genre le mec qui annonce à l’avance que ça va être la merde mais personne l’écoute.
Pire y’a : le maire, le président, le général en chef (rayer la mention inutile) qui le saque.
Mais le mec il avait raison !! L’ouragan, le tremblement de terre avec tsunami, le météore, le volcan (rayer encore la mention inutile) le suit à la trace et flingue tout sur son passage.
Les innocents meurent par millier ! C’est affreux affreux.
Alors l’armée va le chercher, lui et sa gonzesse, et / ou son chien, son fils, son pépé handicapé (ben oui il en profite pour faire du regroupement familial.)
Au passage y’a des mecs qui se sacrifient, voire une G.I hyper sexy mais au cœur tendre, tankée comme un Golgoth, ( oui elle se sacrifie par amour parce qu’elle a compris qu’il préfère la blondasse en talons aiguilles).
Donc il passe ses 90 min de film (sans compter les quatre pauses pub) à courir avec le super cyclone qui lui colle aux baskes genre c’est la réincarnation de sa belle mère qui peut pas le blairer.
Heureusement il est aidé par Mr White (qui est noir) et un geek avec de grosses lunettes qui dit des trucs techniques que personne ne comprend.

Évidemment à la fin, après avoir sauvé le monde, il galoche le Président de la République et reçoit une médaille de la blondasse (dont le brushing a pas moufté) ou le contraire, ça dépend si la minorité gay a déjà été vue avant.

Souvent quand le générique de fin est fini on voit que le cataclysme est encore en éveil un peu plus loin mais tout le monde a l’air de s’en branler.
C’est en dehors des horaires syndicaux du cinéma.

J’aime bien qu’on comprenne jamais si c’est le jour ou la nuit, vu qu’à un endroit c’est la nuit et à trois bornes c’est le jour.
Y’a toujours un salopard qui veut en profiter pour troncher la blondasse, en plein milieu de l’ouragan, et il faut lui taper dessus.
Et y’a toujours un soldat qui fait le salut militaire et qui fait des blagues à la con.

Super je me régale.
Quelqu’un a des popcorns ?

Paradise


When she was just a girl she expected the world
But it flew away from her reach
So she ran away in her sleep and dreamed of paradise
Every time she closed her eyes.

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