Archives Mensuelles: avril 2014

Liberté


Vous avez dû remarquer, pour ceux qui me suivent un peu, que je suis en plein dans une quête de liberté compulsive.
Je pense qu’à avoir été emprisonnée trop longtemps dans des schémas ou situations pas vraiment choisis je suis arrivée à un rejet total de tout ce qui me contraint.
J’ai vendu ma maison, mes vieux meubles , j’ai éloigné de moi tous les ex, les parasites, les boulets, les bouffeurs d’énergie.
J’ai pris du recul avec ma famille et même avec mes amis.
Je suis en train de quitter mon travail .

Quand plus rien ne va, au point que tu n’as plus envie de vivre, il n’y a pas cinquante options.
Soit tu en finis, sois tu exploses ton monde pour en dessiner un qui te corresponde.
C’est ce que je fais.
Mon instinct de survie est monumental.
Je suis sous l’eau et je remonte violemment à la surface pour respirer.

Mon attitude génère de la haine : je n’avais pas réalisé qu’il y avait autant de personnes qui se laissaient porter par mon énergie ou qui comptaient sur moi.
Je m’occupe d’un nombre anormal de gens.

Hier j’ai été odieuse au téléphone.
Après dix heures coincée dans mon bureau à courber l’échine pour que le préavis se passe le moins mal possible ,
J’ai dû me défendre contre des proches. :
Une amie qui m’appelle tous les jours sans exception pour une heure de monologue « j’ai besoin de toi, toi seule me comprends » et insiste jusqu’à ce que je réponde (je n’avais pas enlevé ma veste et mes chaussures qu’elle avait appelé cinq fois) j’ai hurlé.
Le fameux monsieur de 85 ans qui râle car je n’ai pas répondu à ses mails aujourd’hui : « j’ai besoin de vous, je ne vis que pour vous »
Ma cousine qui vient de perdre son mari et a besoin de mes conseils juridiques à 22h « aide moi je ne m’en sors pas de tous ces papiers. J’ai besoin de toi. »

J’ai pété les plombs.
Pas un n’a demandé comment je vais. Ils s’en foutent.
C’est comme me remettre la tête sous l’eau.

Alors si je veux survivre à cette période épouvantable je n’ai pas le choix.
Vaincre
Se libérer
Accepter de tout perdre
Vivre

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Besoin de personne


Je ne veux avoir besoin de personne
Et que personne n’aie besoin de moi.
(Sauf ma fille bien entendu mais c’est passager)
Ceux qui ont besoin de moi me bouffent l’oxygène
Ils me réclament une attention que je suis incapable de fournir
Ça me culpabilise, me donne envie de fuir. Je fuis.
Quand j’ai besoin de quelqu’un je lui bouffe son oxygène.
Je réclame une attention qu’il ne peut fournir
Il ne me fuit pas pourtant.
Il est indulgent.
Mais je ne peux pas lui faire ça.
C’est contraire à ce que je crois.

Je suis un Attila.
Je brûle mes terres.

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Résumé rapide


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Grandes vacances


Si j’ai bien tout compris je suis en vacances pour de bon au 1er août.
Pour de bon.
Fini ce travail.
Mais chut c’est pas encore officiel.
Je stresserai quand j’y serai.

Tu’m’cherches ?


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Place de l’œuf.


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Mithridatisation


Adieu Régine


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Histoires de mes hommes


Je ne sais pas rompre.

Quand j’aime un homme c’est pour toujours, l’idée de ne plus entendre parler de lui m’est insupportable.
Même si je suis amoureuse d’un autre.

Je me traine ainsi quelques histoires compliquées dont la nature est indéfinie.
Ni amitié ni amour ni sexe.
Je peux même être jalouse de leur vie sans moi.
Mais sans vouloir qu’ils partagent mon quotidien pour autant.
Je sais, c’est psychiatrique.
Mais je les aime profondément.
Je n’ai pas de bouton on/off : aimer – ne plus aimer.

Un jour un homme de passage m’a vaguement interrogée sur mon passé amoureux. Ayant réalisé que ce n’était pas du passé mais toujours du présent (je suis en contact avec presque tous) il a pris ses jambes à son cou à toute allure.

Bon, il ne faut rien exagérer ils ne sont pas nombreux ceux que j’ai aimés – j’aime. Une poignée.
Mais plutôt présents dans mon esprit et dans mon cœur et parfois même dans mes appartements.
Je suis heureuse de les voir vivre, de les voir être, de partager un peu avec eux, de compter un peu.
Ils aiment -a priori – que je sois toujours dans leur vie.

Seulement voilà, selon le grand principe des chaises vides ou pleines, je me suis fait la réflexion que de donner trop d’importance aux amours défuntes je ne laissais aucune place à un nouvel amour.

J’ai donc décidé d’écarter de moi tendrement mais fermement mes hommes du passé.
C’est très dur.
Pourtant ce n’est pas une vraie rupture.

Je me sens seule et démunie.

Il paraît que la nature a horreur du vide.