Histoires d’élections (politiquement incorrecte)

Je ne m’intéresse que de très loin à la politique.
Je vote par respect pour mes ancêtres qui se sont battus pour que je puisse voter.

Bref.
Dans mon village d’origine, dimanche dernier, il y a eu une monumentale crise politique.
1633 habitants. 1102 votants. Moyenne de revenus par foyer : 15800€ par an, c’est un monde paysan plutôt modeste.
Les gens sont très travailleurs et plutôt durs.
La terre cévenole est rude et pas très généreuse.

Pour la première fois depuis que le village existe, le maire élu n’est pas un originaire du cru.
Il fait partie de ces nouveaux arrivants qui quittent les villes parce que la misère est plus supportable à la campagne.
Ici il n’y a pas d’autre travail que la terre.
Pas d’usine, pas d’entreprise, pas de bureau.

Le nouveau maire a eu 540 voix.
Car les nouveaux arrivants sont plus nombreux que les anciens maintenant.
En ce qui me concerne je trouve le brassage intergenerationnel et culturel profitable à tous quand les gens fonctionnent harmonieusement.

Mais voilà la problématique :
Les nouveaux arrivants vivent essentiellement d’aides sociales. Ne travaillent pas. Ne sont pas créateurs de richesses.
expliquez à un cévenol dur comme un caillou, qui a bossé comme un dingue toute sa vie, pour avoir sa maison et sa terre, qu’il doit partager parce que c’est comme ça et qu’il faut être solidaire.
Expliquez à un cévenol smicard qu’il doit payer double cantine pour nourrir les enfants exonérés.
Expliquez à un paysan cévenol retraité msa à 865€ par mois que ses impôts fonciers pour les terres de ses aïeuls vont augmenter pour payer les loyers des autres.
Expliquez à celui qui se lève à 5h pour aller bosser à 75 km que son voisin qui a tapé sur son jumbé une bonne partie de la nuit en fumant du shit a plus de droits que lui. (Je cite une conversation que j’ai entendue).

La solidarité dans ce village a toujours été très forte.
Tout le monde se connaît, se salue et se parle dans la rue.
Les coups durs sont partagés.
Bien sur il y a des histoires de village, des ragots, des cocus, des haines centenaires. Cependant on accompagne les morts, on aide les vivants, on ramasse les oignons ensemble, on fait la fête du 15 août.

Ils vivent comme une totale injustice ce qui est en train d’arriver. Pour eux c’est du parasitage pur et simple.
C’est donner la clef de la cagnotte à qui ne sait pas la remplir mais juste la vider.
Le cévenol en colère fait des dégâts. Je suis inquiète pour la suite.
Aux dernières élections présidentielles il y a eu le plus fort taux national pour le FN et ça c’est moche.

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À propos de angelenemus

Artisan du MERVEILLEUR (à la recherche du MERVEILLEUX, en qualité de VEILLEUR, pour vivre le MEILLEUR)

Publié le 29 mars 2014, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. je sais bien que ces choses ne se disent pas, mais c’est une réalité dangereuse

  2. j’ai entendu quelqu’un appeler le nouveau conseil municipal « les branleurs »
    ça promet.

  3. Dans ma ville, ça va être chaud aussi.

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