Archives Mensuelles: mai 2013

Tard dans la nuit


Je suis dur
Je suis tendre

Et j’ai perdu mon temps
À rêver sans dormir
À dormir en marchant

Partout où j’ai passé
J’ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant

Mais je porte caché au plus haut des entrailles
À la place où la foudre a frappé trop souvent
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement

(REVERDY – Plupart du temps, « Tard dans la nuit »)

Le temps du lemniscate


Lemniscate

Effeuillage burlesque


Elles ne sont ni trés jeunes, ni trés belles, ni trés minces.
Rien à voir avec les filles froides des magazines.
Elles ont des bourrelés, des ventres imposants, des seins fatigués. Ce sont de vraies femmes.
Et pourtant, là sur scène, elles sont magnifiques, arrogantes, incroyablement désirables.
L’espace d’un soir, elles se parent de paillettes, de plumes, elles portent d’incroyables chaussures, des corsets, des jaretelles, des gants et des bas.
C’est beau et c’est drôle.
Elles se mettent en scène, jouent un rôle, s’amusent, s’assument dans leur féminin.

Et j’ai tellement adoré que je vais aller les rejoindre sur scène.

Laisse moi rester femme


Lâcher prise


Plus facile à dire qu’à faire compte tenu de l’énorme masse de soucis et problèmes variés …
Un ensevelissement inhumain à vrai dire.

Alors, se propulser mentalement dans l’espace, regarder mon être devenir de plus en plus petit, minuscule, inexistant au milieu de cet infiniment grand infiniment petit.
Et trouver que rien n’est grave à cette échelle là.
Ne pas perdre de vue que dans quelques décennies mes molécules auront fusionné ailleurs et sous une autre forme et que tout cela aura été oublié, comme si ça n’était pas arrivé.

Allant juste s’adjoindre au tout, celui formé par «l’expérience de la matière», générée par les humains.

Sans ombre pas de lumière.

Alors les chipoteries, le zéro en math, les jalousies, les agressivités, les coups bas, l’argent, le conseil de classe, la menace de chômage, le fisc, tout ça n’est vraiment pas grave.

Mon sud


image

Il faisait bon, subrepticement, entre deux pluies, entre deux coups de froid.
J’ai aimé cette solitude en ce lieu.
Le silence. J’étais loin du monde des humains, les bruits très doux de la nature emplissaient l’air.
Ça sentait bon.
L’odeur mêlée, un peu âcre, des pollens de toutes ces plantes qui rattrapent le temps perdu, qui courent après ce printemps qui ne vient pas …
Mes yeux piquaient un peu.
Je savais que ça allait empirer. Que mon allergie allait m’obliger à rentrer, le visage en feu, la vue trouble.
Je m’en moquais. J’étais vraiment bien.
Loin des soucis, loin de tous ces problèmes, ces idées noires, ces appels téléphoniques.
Petit moment magique, hors du temps.
Un moment juste pour moi.

Réclamation


Ce matin il fait 15° dans ma cuisine et 9° dehors.
Je vis près de MONTPELLIER, nous sommes de 20 mai 2013, à 10h36.
Je suis encore blanche fin mai, je n’ai pu bronzer – vaguement – qu’une fois, c’est scandaleux !
Je réfléchis à allumer la cheminée aujourd’hui.
Bref, ceci est une réclamation à qui de droit : halte à la Sibérie qui s’est sournoisement immiscée dans mon sud.
Je veux mes 30°, mon soleil, ma plage qui brûle les pieds, mes coups de soleil, mes soirées au Palm’Ray en petite robe légère, bouffée par les moustiques, mon congélateur plein de glaces, mon maillot.
Na !

Angel Enemus a la trouille


Et c’est peu de le dire …
Je ne sais pas trop comment c’est arrivé, enfin si je sais, mais là c’est devenu bizarre …
Le printemps sans doute.
Bon pour résumer je suis poursuivie par les assiduités de huit garçons en même temps.
Première fois de ma vie que ça atteint ce stade.
C’est le problème quand tu ne sais pas dire non, que tu ne veux pas vexer, que tu es trop gentille … tu acceptes un café, tu donnes ton numéro, et paf, il croit que tu es la femme de sa vie et décide de ce que tu vas faire pendant les trente prochaines années. (c’est incroyable quand même, tout ça sans passer par la case sexe en plus).
Bonjour l’angoisse.
A aucun moment ils ne se demandent ce que j’en pense.
Je précise que je ne mens pas, mais aucun n’a demandé si je voyais quelqu’un d’autre. Ce n’était pas prévu que je cumule les rendez-vous, je n’ai pas imaginé une seconde que je ferai carton plein à chaque fois.
Je suis noyée par les textos, mails, appels téléphoniques. Peux même plus éteindre mon téléphone sans avoir des messages angoissés sur ma boite vocale.
Là j’ai tellement la pression que je vais virer tout le monde. C’est totalement insupportable.
Comme quoi, il y a vraiment des codes à maitriser avant de se lancer dans ces jeux là.
Déjà dire NON quand tu n’es que moyennement partante.
NON
NON
Je m’entraîne.

Histoire de réflexions bizarres


Hier midi je suis allée au resto avec un homme.
Rien à dire à cet égard, sauf la réaction de la serveuse et du patron du resto :
Ils n’ont pas cessé de dire à mon hôte à quel point il avait de la chance d’être avec moi, en si bonne compagnie … est-ce que vous passez un bon moment Monsieur ? … ce genre de choses.
Quand on est partis, ils lui ont souhaité une belle journée ensoleillée mais que visiblement vu qu’il était avec moi c’était déjà le cas.
Lui était tout content.
Moi je me suis demandé s’ils ne me prenaient pas pour une prostituée.
En même temps c’est le resto où j’emmène mes clients masculins parce que c’est un lieu dédié au rugby et qu’en général ça leur plait.
Aussi bien, dans ce resto, ils ont fini par remarquer que je venais sans arrêt avec de nouveaux vieux messieurs matures …
hum
Je suis une femme libre et ne me préoccupe aucunement de ce genre de choses, mais là ça m’a dérangée.
J’ai réfléchi à qui j’avais emmené ici, et effectivement on doit avoisiner les 20 hôtes …
Pas de doutes, ils me prennent pour une prostituée.
Je comprends pourquoi le patron ET la serveuse me font de l’oeil …

Parler d’amour


Comment ça se fait que le monde soit aussi compliqué et triste,
Tout le monde ne rêve et ne parle que d’amour