Archives Mensuelles: avril 2013

Qu’est ce qui pourra sauver l’amour ?


Rien n’est intéressant à vivre
Rien ne vaut d’être vécu
Seul compte l’amour
Le reste c’est du remplissage

95 fois sur cent


J’annonce la couleur.


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Positivons


Si on y réfléchit vraiment, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
AUMmmmmmm

Envie pressante


Comme une envie irrésistible de prendre mon sac, de sortir de mon bureau et de ne plus jamais revenir.

Penser à mes comptes en négatif, penser au crédit de la maison, au crédit de la voiture,
Penser à l’avenir, à celui de ma fillette,
Penser à tous ceux qui n’ont pas de travail, à la clocharde là en bas,

Continuer.
Résister.
Survivre à cette résistance.

It’s raining men, Halleluia !!!


La roue tourne.

Cas de conscience


On me demande d’intervenir dans une histoire familiale très délicate.
Pourquoi moi ?
Parce qu’il y a sept ans, j’ai fait un travail titanesque sur leur dossier, je me suis impliquée … bien plus que de raison.
Une veuve démolie, trois enfants très jeunes.
Un gros patrimoine.
J’ai combattu des banquiers, des assureurs et tout un tas de requins.
J’ai été personnellement maltraitée par tous ces gens. Agressée, diffamée, moquée.
J’ai fait tout ce que j’ai pu pour mes petits clients : leur assurer un avenir.
Je me suis quasiment grillée dans la plupart des milieux de la finance et me suis mise personnellement en péril.
Il fallait que quelqu’un le fasse, je l’ai fait.

Le temps a passé.
La jolie veuve est tombée amoureuse d’un homme qui aime beaucoup l’argent.

Bref ça a mal tourné.
Les enfants devenus majeurs sont venus me demander des comptes.
Leur mère a purement et simplement détourné leur patrimoine au profit de son nouveau mec.
Ils m’ont demandé de l’aide.

Si je le fais je peux déménager. Je suis foutue professionnellement, socialement et peut être même pire vu dans quoi je mets les pieds.
Si je ne le fais pas, personne ne les aidera et je devrai vivre avec ça sur la conscience.

J’en ai marre d’être toujours l’ultime recours.
Je suis une simple maman solo, honnête et pauvre.
Merde pourquoi ils veulent tous que je sois Athena.
Pourquoi plus personne ne se bat pour la justice.
Fatiguée.

Une bouffée de beauté


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Survivance


 » On ne peut savoir s’il ne se passe rien après la mort… Nous ne savons tout simplement rien de scientifiquement déterminé sur ce point. Ici, ma conscience de médecin se réveille pour apporter à cette question une contribution essentielle. J’ai remarqué en effet qu’une vie orientée vers un but est, en général, meilleure, plus riche, plus saine qu’une vie sans but, et qu’il est préférable de progresser avec le temps que de vouloir remonter son cours. Pour le psychiatre, le vieillard qui ne veut pas renoncer à la vie est aussi faible et maladif que le jeune homme incapable de s’élever. Il s’agit en effet, dans bien des cas, de la même convoitise infantile, de la même crainte, du même entêtement. […] C’est pourquoi je trouve fort raisonnable toutes les religions qui ont un but supra-terrestre. […] Du point de vue psychiatrique, il serait bon que nous puissions penser que la mort n’est qu’une transition, une phase dans un grand et long processus vital que nous ne connaissons pas. […] La très grande majorité des hommes a, de tout temps, éprouvé le besoin de croire à la survivance. Notre constatation ne nous a donc pas conduits en dehors, mais au milieu de la grande voie stratégique de la vie humaine. Nous agissons dans le sens de la vie quand nous pensons qu’elle surmonte la mort, même si le sens de cette pensée nous échappe. Comprenons-nous jamais ce que nous pensons? Nous ne comprenons que cette pensée qui n’est qu’une parabole, d’où ne sort jamais rien de plus que ce que nous y avons mis. Tel est notre intellect. Mais au-dessus, il existe une pensée qui revêt la forme des grandes images primitives. Plus vieilles que l’homme, innées en lui depuis des siècles reculés et survivant à toutes les générations, remplissant de leur vie éternelle les plus lointaines profondeurs de notre âme. La vie n’est possible dans toute sa plénitude qu’en accord avec elles. Il ne s’agit en réalité, ni de foi, ni de savoir, mais de l’accord de notre pensée avec les images premières de notre inconscient, mères inaccessibles à notre …conscience. Or, la vie par-delà la mort est une de ces images primitives. […] Nous pensons comme l’humanité a toujours pensé. […] C’est là le seul terrain solide dans l’obscure mer du doute.  »

Carl Gustav Jung
« La réalité de l’Âme. »

Muse – Unintended