Archives Mensuelles: novembre 2012

Polyandrie


Pfiou,
C’est bien les sites de rencontre mais ça pousse à la polyandrie.
Danger …

l’aveu du jour (ou plutôt de la nuit en l’occurence)


J’avoue, je me suis inscrite sur sur un site de rencontre.
Bon je ne dis pas lequel vu que déjà sur l’autre j’ai failli me recoller mon ex …
C’est totalement fascinant, l’amour sur catalogue. Que des princes charmants !! Ils sont tous beaux, plein de qualités, avec des mots d’amour en bordure de lèvres et plein de projets à deux pour faire rêver les filles en mal d’amour.
48 heures d’inscription et déjà un gros paquet de mails et de propositions décentes (pour l’instant). De quoi faire tourner la tête.
A part un mal élevé qui veut se reproduire et me reproche l’âge de mes ovaires, ils sont tous aux petits soins. Je ne savais même pas que les hommes pouvaient être aussi agréables.
Sacrée découverte.
En fait c’est à l’usage qu’on peut voir l’homme, le vrai.
Comme je ne vais pas tous les essayer, il va falloir que je trouve un questionnaire subtil et efficace.
Je me demande comment ça se passe pour eux avec les femmes …

Question du jour


Est ce une bonne idée de faire sa soupe dans un vieux pot, ou de remettre le couvert, ou de rallumer un volcan éteint, ou de renfiler ses vieilles pantoufles, ou de repartir comme en 14, ou de relancer la flamme ?
Bref, est ce une bonne idée de recommencer avec un ex …

MA FILLE


C’est trés étrange.

Fondamentalement je ne suis pas sure du tout que j’étais faite pour être mère.

J’avais tellement de projets, de rêves, d’envie d’ailleurs que ce n’était pas compatible avec la maternité.
J’ai eu beaucoup de mal à faire cette enfant. Des mois et des années. Mon corps ne voulait pas.
Longtemps je me suis crue stérile (la vie m’a démontré heureusement et douloureusement que non d’ailleurs).
Ca n’était pas si important que ça pour moi. Ma présumée stérilité m’arrangeait, la maternité ne m’intéressait guère. C’était une expérience à vivre, un passage obligé dans cette société où tu n’es pas femme si tu n’es pas mère. On me plaignait, on m’encourageait,on me prenait la tête.

Tchoutchou est arrivée.
J’ai aimé être enceinte mais je n’ai pas aimé être grosse, je n’ai pas aimé être fragile, je n’ai pas aimé être hyper sensible et incapable de raisonner correctement. Je pleurais tout le temps, j’avais besoin d’amour inconditionnel, j’avais besoin d’être rassurée tout le temps, j’avais besoin qu’on me dise que c’était génial, que j’allais être une mère géniale, que ce bébé était une merveille à venir, qu’il était tellement désiré et que tout allait être génial, qu’il ne fallait pas que je m’inquiète …
Mon mari me menait la vie dure ‘ »être enceinte n’est pas être malade ! ». Je n’étais plus moi et je n’y comprenais rien. Je baignais dans mes hormones. Et il fallait continuer à faire semblant d’être normale. Vomir tout le temps et sourire pendant les rendez vous professionnels. Et vomir encore. Pleurer pour un oui ou pour un non, être tellement femelle. Avoir faim à en pleurer, avoir envie d’huîtres, de viande crue et de fromage. Etre grosse, tellement grosse. Et ne pas avoir d’envie de sexe. Nada. Et dormir tout le temps, et couver, et être tellement différente. Comme si je n’avais plus aucune intelligence. Juste un instinct animal. Dormir, manger.

Elle est née.
Toutes les femmes du monde vous diront que le plus beau jour de leur vie c’est le jour où elles ont donné naissance à leur enfant.
Je crains de ne pas être comme toutes les femmes du monde.
C’était un beau jour, mais je n’ai pas pleuré d’émotion, je n’ai pas été étreinte par l’incroyable flot d’amour et de gagatisme que les femmes éprouvent en général. Mea culpa.
Ce jour là j’ai failli mourir, j’ai été dans le coma et quand j’ai vu le grand tunnel de lumière je n’ai pas eu envie de revenir, on m’a forcée à revenir en rigolant, pour elle  …

Je suis vraiment pitoyable comme mère.Heureusement que son papa est génial.

Quant ma fille est née, j’ai compris que Dieu existait et qu’il n’y avait pas de hasard.
C’est bien simple, elle est tellement merveilleuse que ça me tient en vie.
Je l’ai regardée devenir une personne, un être humain, tout au long de sa vie de dix ans et onze mois.
J’ai senti que j’étais là pour la protéger coûte que coûte, pour l’aimer inconditionnellement, pour m’émerveiller à chaque seconde de sa vie.
Pour voir ses cellules issues des miennes être totalement autonomes. Me houspiller, et me chercher des noises, et m’énerver.
Pour assister à l’émergence de cet incroyable cerveau, pour la voir ETRE
Pour être totalement, définitivement, irréversiblement, remplie d’amour pour elle.
Pour l’adorer, la diviniser sans le montrer, en restant une maman, qui pose toutes les bases, qui surveille la nourriture, qui raconte des histoire avant de dormir, qui contrôle les devoirs en tenant tête aux profs, qui fait faire les vaccins, qui emmerde pour dormir à l’heure, manger à l’heure, mettre un pull, un gilet, mettre de la crême solaire, un chapeau, finir son assiette, apprendre la leçon, surveiller les parents de la copine pour l’anniversaire, veiller à aller au zoo voir les animaux, lire le livre avant elle, apprendre toutes les leçons pour les réciter en choeur, aller fracasser la prof parce qu’elle comprend rien, choisir les habits qui plairont, aller chez le mèdecin pour le rhume, rester calme pour les urgences et la piélo, qui est hystérique quand elle fait des bétises ou désobéit.
Une maman qui persiste dans un travail qui ne lui plaît pas parce que les horaires et le salaire cadrent,
Une maman qui n’a plus d’amoureux.
Une maman qui ne vit guère. Un peu, un week-end sur deux et la moitié des vacances.
Une maman qui n’a guère envie de vivre mais qui vit pourtant, parce qu' »elle » existe. Une maman qui fait tout ce qu’elle peut, TOUT.
C’est ma fille.
Je suis sa maman.
Je SUIS parce qu’elle EST.
Pour toujours et un jour.

Mirage ?


Oh oh
J’ai cru voir un gros minet …

Quel pitre ce Jean !


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Place Jean Jaures Montpellier

vitamines


 

‎21h22 pas mangé, pas douchée, mais dormiiiiiiiiiiiiiiiiiir
21h00 envoyé mail à copain prof pour son avis sur lettre à connasse de prof
20h45 fait à manger à enfant
20h40 tempété contre imprimante neuve en panne
20h30 terminé lettre pour prof principale

19h45 sur enfant récalcitrant shampoing anti poux + masque anti noeud + peigne fin
19h15-20-25-30-40-45 nettoyer diarrhée du chat resté enfermé dans la maison, ouvrir tout en grand pour aérer, passer javel partout
19h00 râler parce que le téléphone sonne dans la maison et que je n’ai pas encore mes clefs dans la serrure … dehors
18h30 récupéré l’enfant chez sa maminou, débrief sur problème de prof
18h sortie en courant du boulot
14h-18h plongé la tête dans dossier qui sent le purin
13h-14h salade avec Henri
8h-13h déterré dossier purin
7h45 laissé enfant devant collège
7h15 départ maison
7h sortie de douche, viiiiiiiiiiiiiiiiiiite
6h30 réveiller enfant, habits, déjeuner, café, nourrir chat,
6h réveil
5h30 texto de copine dépressive

Ha bon ?


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Petit bonheur du matin


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Disparition


J’ai décidé de disparaître d’internet, sauf les endroits où je ne suis qu’un pseudo anonyme partiellement protégée.
Pas si simple.
J’ai réussi grosso modo à effacer mon existence, je ne suis presque plus sur les moteurs de recherche.
Un jour j’ai réalisé qu’une personne que je fuis me suivait à la trace et savait tout de moi. Ça m’a heurtée.
J’ai réalisé que toutes ces infos que l’on poste volontairement sur internet permettent à des gens mal intentionnés de vous surveiller.
Ce serait comme afficher son journal intime sur sa porte.
Beurk.
Ici aussi je vais me restreindre. Trop de personnes connaissent mon identité civile, ça me fait perdre ma liberté de ton.
Je vais déménager mon blog sous une autre enseigne et arrêter de me censurer ou de dédoubler ma plume entre le réel et le fantasmé.