Archives Mensuelles: septembre 2012

MARATHON DE LA GOURMANDE – 27 septembre, le menu d’Henri


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Livré à domicile ce midi … Menu de la mer de mon ami Henri. Dommage je n’avais pas de vin blanc. Je n’ai rien préparé, c’est bien aussi !!

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MARATHON DE LA GOURMANDE – le défi des papilles !


J’aimerais, pour cet automne et cet hiver, faire une sorte de marathon culinaire :
Chaque week-end je vais préparer et déguster un menu fait des spécialités régionales d’un de mes contacts ou amis.

Je me permets de vous requérir, pour que vous me proposiez un menu type (entrée, plat, dessert et plus si spécialité hors repas), si possible avec des mets que je peux trouver dans le commerce sans trop de difficultés (sinon vous m’envoyez – moyennant finances bien sur – un colis garni).
Chaque fois que je préparerai un repas, menu qui portera le nom de celui ou celle qui me l’envoie, je ferai des photos …

Premier menu (samedi soir) : repas Cévenol de ma composition.

Alors, qui veut jouer ?

(vous pouvez faire suivre à vos contacts s’ils sont dans des régions différentes !)

Histoire de généalogie et de névrose de classe


Dans ma famille paternelle : ils étaient cévenols et paysans, plutôt malins, fiers, durs au travail. Peu de fantaisie, un sens du devoir exacerbé. Un bon sens à toute épreuve.
Dans ma famille maternelle : ils étaient chti’s, mineurs de fond avec les poumons en charbon, joyeux et fêtards pour conjurer la misère et la vie dure, avec un sens de l’autodérision trés développé.

Je fais partie de la première génération familiale qui a fait des études supérieures.
Trés tôt j’ai compris que j’avais des capacités que les autres n’avaient pas, notamment la gnaque et donc j’ai trimé pour sortir de ma condition, poussée par mes parents d’ailleurs.
J’ai vécu toute mon enfance dans le sud des cévennes. Mes montagnes.
Je me rappelle qu’à 14 ans ma mère avait voulu nous montrer sa maison natale dans les corons avant qu’elle ne soit détruite … impossible d’exprimer mon ressenti à l’époque, un mélange assez violent de dégoût et de terreur profonde.
Un anti-modèle pour moi : « jamais ça ! ».
Au sens purement social on peut dire que j’ai réussi. Les gens de ma famille sont fiers de moi.

Pourtant je ne m’épanouis pas. Je ne suis plus une paysanne, je ne suis pas une bourgeoise. Je suis entre deux.
On m’a expliqué que je vivais ce que l’on peut appeler une « névrose de classe ». Inconsciemment ma réussite me donnerait le sentiment d’avoir trahi mon sang.

Je vous renvoie si ça vous intéresse vers l’article que j’ai trouvé à ce sujet (GENEASENS)
http://www.geneasens.com/dictionnaire/nevrose_de_classe.html

J’ai ça à l’intérieur :

et je ressemble à ça à l’extérieur

Forcément ça ne va pas ensemble.

Voilà, je suis à la croisée des chemins.
Inventer une classe sociale que pour moi, sur mesure, une où je me sente bien et qui m’aille comme un gant.


			

rupture


alléluia, je viens enfin de le larguer …
Je ne supportais plus de vivre avec lui, il m’empéchait de vivre, m’interdisait de sortir, me contraignait à vivre ma vie allongée ..
Bon, il faut que je ré-apprenne à vivre sans lui … mais je vais y arriver, c’est sur !!

Adieu le plâtre …

C’est quoi le contraire de l’exode rural ?


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J’ai envie de retourner dans ma montagne.

Histoire de téléphone


Ce matin j’ai failli balancer mes deux téléphones par la fenêtre …
Le fixe et le portable.

Je suis toujours en arrêt maladie à cause de mon plâtre, et ce jusqu’au 30 septembre prochain.

Mon téléphone fixe a sonné une première fois à 7h30. Mon ami Georges prenait de mes nouvelles : il se lève tous les jours à 5h donc 7h30 pour lui c’est faire la grasse matinée.
Pendant que je parlais à Georges, mon téléphone portable a sonné … une vague relation voulait un rendez vous professionnel pour ce matin en urgence (elle ignore que je suis arrêtée).
A 8h l’association qui m’envoie une assistante familiale m’a appelé pour faire savoir que la femme de ménage viendrait mercredi au lieu de cet après midi.
A 8h15 mon opérateur téléphonique m’a appelée pour me dire que j’appelais plus que d’habitude et que mon forfait était inadéquat, et qu’il fallait que je prenne un forfait plus cher.
A 8h30, 8h35, 8h40, 8h45, 8h50, 8h55, 9h  (j’étais sous la douche) ma copine Anne-Marie a tenté de me joindre pour m’informer qu’elle venait prendre un café.
A 9h05 elle était devant ma porte et moi toute nue sous mon peignoir et dégoulinante.
A 9h10 le boulot a appelé une première fois pour un dossier.
(je précise que je n’avais ni bu mon café, ni déjeuné)
Anne-Marie a préparé mon café puis m’a engueulée en me disant que je n’avais pas à bosser pendant un arrêt maladie.
J’ai bu mon café.
Mon portable a sonné à nouveau : la personne qui voulait un rendez vous illico presto, informée de mon arrêt, m’a requise pour une consultation téléphonique immédiate.
10h00 Mon téléphone fixe a sonné : à nouveau le boulot.
Au même moment, mon portable a sonné aussi, ma soeur m’informait qu’elle ne pouvait peut être pas m’emmener à l’hopital demain pour enlever le plâtre de ma cheville.
10h30 La copine qui déjeune avec moi a appelé pour me demander ce que je voulais manger
10h35 ma mère a appelé pour me dire que j’ai oublié mon appareil photo hier
10h50 mon boulot
11h la nana à la consultation juridique téléphonique immédiate et gratuite s’est rappelé d’une question qu’elle a oublié de poser
11h15 la copine qui déjeune avec moi a rappelé pour dire qu’elle serait en retard
11h30 le collège a appelé pour dire que j’ai oublié de compléter un papier (hum, je ne sais même pas de quoi elle parle, je n’ai pas ma fille en ce moment)
11h50 le boulot …
11h57 ma copine qui déjeune avec moi s’est perdue dans le lotissement …

et c’est seulement lundi matin, et je suis censée être en convalescence.

 

 

Voilà, c’est l’automne


Équinoxe
Moment de digestion du passé
Je vous souhaite de centrer votre propre sagesse
De prendre le bon chemin
De réaliser que c’est le bon chemin
D’en être épanoui.

Histoire de bourrelets


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ça c’est un de mes bourrelets.
Il faut bien le reconnaître, ma chair prend de la place et déborde parfois.
Voilà : cette chair là fait que l’on m’a dit à plusieurs reprises que je n’étais pas assez belle.
Je me demande à quel moment la société a décidé qu’il ne fallait pas être « en chair ». A quel moment c’est devenu repoussant.
Je ne parle même pas des gros ou obèses qui eux sont observés comme des phénomènes problématiques.

Il y a eu des phases sociales dans l’histoire où la générosité de cette chair était synonyme de plaisir et de prospérité.

 Vénus de RUBENS
Saviez-vous, que dans notre pays où le 42 est la taille moyenne des femmes, il y a énormément de marques de fringues dont les tailles s’arrêtent au 40 ?
A quel moment, avec un effet de masse consternant, les femmes ont-elles commencé à se torturer pour rentrer dans ce fichu 40 au prix de leur santé ; enchaînant les régimes imbéciles, les pilules miracles, les crêmes hors de prix.
La névrose du poids … si vous connaissez une femme qui n’a jamais grimacé en voyant ce qui lui affichait se balance, présentez la moi !
Pourquoi on se met dans cet état à cause de notre poids ?
Parce qu’on nous a fait rentrer dans la tête que les gros n’ont pas le droit d’être aimés.

Tout à l’heure, j’ai ouvert mon frigo pour choisir un dessert. Il y avait une pomme, ou une crème brûlée.
J’ai pris la pomme alors que j’avais envie de la crème – trop de calories.
C’est triste.
Ca m’aurait épanouie et ça aurait juste fait un peu plus de moi à aimer.

Je pleure pour celle qui a contraint son corps à ça.
Est-elle plus aimée que moi ? plus heureuse ? plus équilibrée ?

Chroniques de l’ordinaire – R.


R. est venu passer la soirée avec moi hier.
Je le connais depuis le début de l’année. On s’est rencontrés lors d’une soirée du cercle des philosophes fous.
Quinqua charmant et rêveur, écolo et séducteur, j’ai toujours du plaisir à le voir et à papotter.
Nous avons passé du temps ensemble depuis le printemps, avec le groupe ou que tous les deux, ballades, plage, rando. J’aime bien parler avec lui, il est doux et intelligent.
Cependant parfois je suis agacée de le trouver ambigü, je ne comprends pas si nous sommes juste amis ou s’il cherche à me séduire. Et quelques instants après je le vois déplacer la même attention vers une autre femme du groupe.
Il a parfois créé la zizanie entre les femmes.
Hier, il m’a parlé de lui, de son envie de trouver une compagne de vie, de se lancer avec elle dans l’arrière pays dans une activité d’agriculture bio et de gîtes, …
Ca a duré des heures.
Et là, je suis encore en train de me demander s’il me faisait personnellement une proposition de partenariat ou pas.
Il m’a clairement énoncé ne pas croire au coup de foudre, à l’amour passionnel. Pour lui l’amour est paisible et indolore et se construit dans le temps.
Hier, il m’a avoué qu’il n’arrêtait pas de rencontrer des femmes qui lui faisaient des avances et tombaient amoureuses de lui. Qu’il était harcelé, qu’il était souvent obligé de fuir. Qu’il ne cherchait pas de maîtresse, mais bien la femme de sa vie. Pour construire un foyer,
A la fois il était interrogatif, à la fois un peu orgueilleux. Il m’a demandé ce que j’en pensais.  Sur le coup je n’ai pas su quoi lui répondre.
Et puis je lui ai envoyé ça.

Bonjour,
J’ai longuement réfléchi sur ta question d’hier, sur ton aura de séduction d’homme de 50ans. Je ne sais pas si tu attends vraiment une réponse.
Je réponds cependant d’amie à ami.
Celà dit, je ne sais pas si nous sommes amis, l’amitié s’inscrit sur le long terme encore plus que l’amour. Cependant, je vais te donner mon point de vue.
Je précise que je ne cherche pas à te séduire et que je vais tenter d’être neutre (neutralité qui est difficile car je dois éviter l’effet miroir, j’ai vécu une phase identique il y a quelques temps, les hommes me poursuivaient de leurs assiduités … ça en était agressif à force. Mais j’ai perdu ma beauté ce qui fait que je ne suis plus concernée par le débat)
Outre le fait que tu es physiquement trés beau (mais je pense que tu le sais) ce qui est ton premier passeport, tu dégages indéniablement, consciemment ou pas, une énergie à laquelle il est difficile d’échapper.
Comme une fleur qui embaume pour que les abeilles la polénisent.
J’ai, bien sur, été intriguée par cette énergie, car j’ai été attirée, comme toutes les autres et j’aime bien comprendre ce qui m’arrive.
Je pense que c’est une énergie de maturité épanouie, ce qui explique qu’elle n’ait pas eu la même puissance dix ou vingt ans plus tôt. Tu débordes littéralement. Un mélange de douceur, de paisibilité, de sensualité et d’intelligence du coeur. Quelque chose de rassurant et solide. Un mélange de masculinité douce et d’intelligence féminine. Le tout assaisonné d’un indéniable désir physique.
Tu as une façon de parler aux femmes trés troublante, parfois en les touchant, tu ES totalement présent dans cet échange à la fois de mots, de regard, de contact. Avec attention et délicatesse tu entres dans l’énergie de l’autre tout en la mélangeant avec la tienne. Tu écoutes comme si tu buvais ce qu’elle te dit. Tu regardes dans les yeux avec intensité. Tu poses ta main sur la peau. C’est pratiquement déjà un acte d’amour.
Forcément la femme se sent émue, unique et aimée, enroulée dans une couverture douce et confortable, une intimité délicieuse. Tu vas ressembler pour elle à l’homme qu’elle attend dans sa vie. C’est une image trop parfaite.
Nous avons tous besoin que quelqu’un fasse attention à nous et nous fasse nous sentir unique et merveilleux.
C’est un pouvoir monumental que tu as, mais à double tranchant.
D’abord parce que ça crée une « illusion » (ou fantasme) chez la femme qui fait l’objet de tes attentions et dont tu ne souhaites pas qu’elle soit amoureuse de toi (illusion qui vire parfois à l’érotomanie, je l’ai vu en direct live avec notre amie commune L. qui était dingue de toi) et ensuite parce que ça crée autour de toi une sorte d’incroyable « mélée » féminine dont tu n’as pas forcément envie, même si tu appelles l’amour à toi de façon visible. L’inconvénient majeur de cette mélée, c’est que tu risques de faire fuir la femme qui t’est destinée (impossible pour une femme de se sentir être l’élue au milieu du harem), ou tu risques de ne pas la reconnaître.
C’est vraiment étonnant de te voir progresser parmi les femmes, elles cherchent toutes à attirer ton attention, elles te « chassent » au jeu de la séduction. Comme s’il n’y avait plus de masculinité en toi.
Pour ma part, et ça m’est vraiment personnel, juste mon feeling, je pense que ça n’est que la partie visible de l’iceberg, tu as une vraie richesse intérieure, même si je te sens parfois perdu, parfois triste, parfois comme un petit garçon qui ne comprend pas ce qui lui arrive, je te sens souvent en quête de ta propre vérité et de ta route.
J’ai parfois l’impression que tu joues un rôle, de peur de déplaire, et que tu planques soigneusement sous le tapis ta véritable personnalité, ta mauvaise humeur, tes irritations ou énervements, malaises de vie et angoisses, émotions que tu connais forcément puisque tu es humain. Je sens ton immaturité, tes indécisions, tes difficultés à faire des choix.
N’oublie pas que tu es un être entier fait de lumière et d’ombre (ouf dieu merci ! ), laisse la possibilité à ceux qui te sont proches de t’aimer en entier.
Et arrête de cogiter.

Bref, tu es un bel homme de cinquante ans et des poussières, charismatique et mystérieux en plein âge d’or et de séduction volontaire ou pas.
Je te souhaite de trouver l’amour. Le vrai.
Quand on aime on ne se pose plus de questions, on baigne dans l’ordre naturel des choses. Enfin.
Ta vision de l’amour me déconcerte. La façon dont tu en parles me donne à penser que tu n’as jamais été amoureux.
Tomber amoureux c’est un choc frontal d’émotions, c’est intense, ça fait vibrer, ça fait rire et sourire, ça nourrit, c’est excitant, ça remplit.
Bien sur que ça peut faire mal, bien sur que ça peut cesser. Mais s’empécher de vivre ça par peur de le perdre, c’est trop triste.
Moi, l’amour m’a faite vivre et m’a massacrée. Pour autant je ne regrette rien. Je l’ai vécu pleinement.
Et si tu t’ouvrais vraiment ?

Je t’embrasse.

et si … (***fiction)


Et si je ne retournais plus jamais dehors,
Et si je ne voyais plus jamais personne,

Et si je restais, jusqu’à la mort, enfermée dans ces trente mètres carrés, sans plus jamais parler à qui que ce soit, refuser tout ce qui vient de l’extérieur. Ne plus même savoir, non encore mieux, ne plus même imaginer que le monde extérieur existe.

Après tout, c’est presque ça … plusieurs jours sans voir âme qui vive … si …  l’infirmière … mais son passage silencieux et rapide ne me donne pas l’impression qu’elle est en vie. Un fantôme qui pique et passe.
J’ai la sensation d’avoir arrêté le temps.
Entre le Tic et le Tac.
Mon rythme biologique s’épanouit dans ce « non-temps ». Dormir, se réveiller, manger, se laver, dormir, se réveiller, manger.
Le temps qui n’existe plus ? Pour preuve ces émissions télé qui passent en boucle et repassent, comme du vomis qu’il faut remanger encore et encore. Les mêmes images aux informations, les mêmes pub, une fois, dix fois, mille fois. Non je ne veux pas de votre guerre, de vos voitures de luxe, de votre yahourt. Quelle manipulation à grande échelle. Comment ça se fait que personne ne réalise que l’on détruit notre libre arbitre ?
J’ai fini par éteindre la télévision. Je me sentais hamster dans un laboratoire d’expériences sur le cerveau.

Un livre, deux livres, trois livres.
Quand j’étais en « devenir », il y a longtemps, je vivais par procuration grâce aux livres. Et c’était bien.
Quand ma vie est devenue réelle, il n’y avait plus grand chose pour me surprendre … si, la routine.
Pourquoi ne pas retourner dans ce monde imaginaire.
J’y ai été heureuse, plus que jamais.
Un livre, deux livres, trois livres, mille livres.

Ne plus jamais sortir, ne plus jamais voir personne, ne plus jamais parler.