Archives Mensuelles: janvier 2012

Nerveuse


Je suis nerveuse, je me réveille la nuit.
Je cogite.
Encore et encore.
Je suis tantôt excédée, irritée, tantôt volubile et jubilante.
Mon cerveau et ma raison me lâchent.
Mes raisonnements ne tiennent pas la route.
Je parle trop vite.
Je dis n’importe quoi.
Je me sens avoir 15 ans.
Je me sens être dingue.
Je me sens être bipolaire.
Où est mon self control légendaire ?
J’ai du mal à me concentrer, j’ai envie de rêver dans un coin tranquille, ou de sangloter sous la douche.
Là je déborde d’énergie, là je suis catatonique.
Je suis une créature émotionnelle et hormonale.
IL me rend nerveuse.

V


Encore en train de regarder V pour Vendetta.
Chaque fois qu’il passe je sors mon dvd (pas de pub et v.o obligatoire).

Histoire de rythme


Les quelques personnes qui me connaissent bien savent qu’il ne faut pas tenter de contraindre mon rythme.

La plupart du temps je vis et agis tellement vite et je fais tellement de choses en même temps que personne n’arrive à me suivre, ceux qui le tentent s’y épuisent. On m’a traitée de cinglée, de cyclone, de furie.
Mes employeurs m’adorent pour ça, je fais le travail de trois personnes en ayant l’air détendue en plus.
Je n’ai pas vraiment le choix, je dois – comme la plupart des femmes modernes – gérer enfant, boulot, maison, parents vieillissants, administratif divers et varié.

Par contre, régulièrement je fais des pauses.
J’ai des moments de rêvasserie immobile où je ne fais strictement rien. Je n’entends rien, ne vois rien, je suis en totale introspection et il ne faut pas tenter d’entrer dans ma bulle. Je cherche l’absolue solitude.
C’est ma façon à moi de me ressourcer.

Un rythme à deux temps.

Pas d’entre deux.
C’est pour ça que je n’aime pas attendre, je n’aime pas l’incertitude ni les doutes, la lenteur je ne connais pas.
Pour que j’accepte d’être entrainée dans le rythme d’un autre, il faut que j’en ai envie.

 

 

 

Le non-accident


L’accident n’a pas eu lieu, parce que mon ange gardien veille sur moi.
Une voiture, une moto, un sanglier, moi en face.
Sensation de déjà-vu … Tu sais quoi faire
Gros coups de frein, coup de volant à droite.
On est passés tous les quatre.
Pas de bobo.
Juste une grosse frousse.
Énorme frousse.
Sensation de vie.
Sensation de la proximité de la mort.
Extinction d’une vieille prémonition.

C’est quoi pour toi le merveilleur ?


Je commence une collection de photos du MERVEILLEUR.
merci de m’en envoyer !
Je ferai un album ici …

Messagerie


Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur bloguique d’Angel Enemus, mais elle ne peut pas écrire en ce moment parce qu’elle est trés trés occupée.
N’hésitez pas à laisser un message en cas de besoin, ou en cas d’envie de faire un bisou
Elle reviendra prochainement.

Histoire d’Auteurs


Une des raisons essentielle – pour moi – d’être sur wordpress, outre l’écriture qui me fait du bien, c’est la lecture.
J’aime lire, passionnément, et il y a ici des auteurs talentueux à gogo.
Modestement, sans faire de bruit, ils écrivent, ils font cadeau de leurs oeuvres, ils partagent leurs richesses intérieures.
Ce matin j’ai lu pendant plus de trois heures des dizaines de textes dont certains sont tellement exceptionnels que j’en suis baba.
J’affirme que certains auteurs sur wp sont purement et simplement des virtuoses.
Qu’ils mériteraient, dans ce monde de littérature insipide, où l’on ne publie que ce qui est facile et commercial, de trouver une place au même titre que les grands auteurs classiques.

Je vais tâcher de laisser plus de commentaires pour leur faire savoir.

SOMETHING’S GOT A HOLD ON ME


Drôle de journée …


Mon téléphone a sonné à 17 heures, numéro inconnu.

– Hallo, Mme T. ?
– Oui .. (?)
– Excusez moi de vous déranger un samedi après midi, on ne se connait pas, je suis M. G., c’est J. qui m’a donné votre numéro de portable privé. Il m’a dit que vous pouviez m’aider peut-être …
– M.G. …, vous êtes « LE » M.G auquel je pense ??
– oui … d’ailleurs je compte sur votre silence. Vous acceptez de m’aider ?
– Hum, ça dépend. Je suis un peu étonnée là … éclairez moi et je vous dirai si je peux et veux vous aider.
– Voilà, j’ai besoin de vos compétences professionnelles parce que je suis dans la merde, je sais pas quoi faire, j’ai déconné.
– je ne planque pas les cadavres et je refuse systématiquement de flinguer qui que ce soit, c’est contraire à mon éthique.
– Haha, J. m’avait dit que vous aviez un cerveau ping-pong haha
– donc ….
– (résumé : blablabla maison, blablabla épouse, blablabla maitresse, blablabla enceinte, blablabla amoureux, blablabla argent, blablabla chantage, blablabla détective privé blablabla …)
– vous êtes un porc et vous voulez que je vous aide à vous en sortir ?
– oui, il m’a dit que vous étiez la seule à pouvoir, il m’a dit aussi que vous étiez directe et franche, et je vois qu’il n’a pas menti …
– J. est une andouille. Stop la pommade.
– bon, on peut se voir quand ?
– ça attendra lundi M.G. j’ai besoin de réfléchir. Vous avez une armée de juriste au garde à vous en permanence et vous avez les moyens – pour ce qu’en dit la presse – pour avoir tous les conseillers de la terre. Pourquoi moi ?
– parce qu’ils me cirent les pompes mais ne sont pas du tout efficaces
– ça veut dire que vous ne savez pas vous entourer correctement. Je ne sais pas si je peux être plus efficace … vous présumez de mes aptitudes.
– s’il vous plait, c’est pas facile là pour moi, en plus vous avez une voix troublante, je suis applati devant vous.
– appelez moi lundi.
– ok, merci beaucoup !!
– j’ai pas dit oui.
– juste une heure.
– ok.
– combien vous prenez ?
– je ne veux pas de rémunération. Je vous aiguille et vous débarrassez le plancher.
– …
– c’est tout ?
– vous êtes jolie aussi ?
– au revoir.

(il va m’entendre J. ! mais comment il connait ce type !)
(je suis abasourdie)
(est-ce qu’on peut dire non à un homme comme lui ?)

Les mots


Certains mots sont probablement aptes à changer le monde,
ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes.
Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon.
Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur
et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs
quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts.
Préface de Jon Kalman Stefansson, Entre Ciel et Terre