CHRONIQUES DE L’ORDINAIRE – Mme G.

En général je parle des gens qui m’émeuvent, qui m’éblouissent, qui m’attendrissent, qui me font sourire, …

Ce soir je vais parler de Mme G. qui m’a donné la nausée.

Parce que des comme elle, y’en a bien plus qu’il ne faudrait. Je sais bien qu’il faut de tout pour faire un monde, mais la seule utilité que je lui trouve c’est d’être tellement nauséabonde que finallement elle donne du relief aux belles personnes que je cotoie par ailleurs.

Cette femme d’un certain âge, engoncée dans ses certitudes soit disant biens-pensantes, qui joue à la bourgeoise telle qu’elle l’imagine, couverte de bijoux d’un goût douteux, qui emmerde tout son entourage avec son petit chien débile et agressif, cette femme qui toise et critique tout le monde, qui exprime son mépris envers les clochards, les artistes de rue, les étrangers, les homosexuels, les intermittents du spectacle, les femmes qu’elle juge pétasses et autres … j’ai dû dîner avec elle et j’ai eu honte d’être à sa table. Oui honte. Et je ne suis pas partie par politesse et je m’en veux.

Elle parlait fort, invectivait les serveuses avec grossièreté. Rien n’était à son goût.

Elle commentait le passage de tous les hommes qui passaient à côté de sa table, évaluait leur patrimoine en regardant leurs fringues. Racontait comment elle avait humilié et plumé son dernier « amoureux », pérorait les « règles » de conduite qu’elle imposait à quiconque l’approchait.

Expliquait qu’elle ne faisait jamais venir personne chez elle pour pas qu’on voit qu’elle avait du bien et qu’après les gens profitent.

Je me sens salie d’avoir été en contact avec son énergie.

Elle m’a dit qu’elle m’aimait bien, que j’étais charmante.

J’ai pas vomi tout de suite sur ses chaussures italiennes, dommage …

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À propos de angelenemus

Artisan du MERVEILLEUR (à la recherche du MERVEILLEUX, en qualité de VEILLEUR, pour vivre le MEILLEUR)

Publié le 23 juillet 2011, dans CHRONIQUES DE L'ORDINAIRE. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Tchouang Tseu lui aurait dit:
    « Rien ne ruine comme l’admiration de ses propres oeuvres, jointe à la dépréciation de celles d’autrui » puis, s’adressant à toi: « plastique ou papier, pour le sac? »

  2. Je suis pas d’accord avec toi Angel. Mme G. n’est pas une femme. Ou alors nous n’avons pas du tout la même notion de la féminité. On dira que c’est un tracteur. Mais un très moche. Pardon … une pelleteuse.

  3. Oh tu as rencontré LA Vérité humaine ! Quelle chance… dis, tu nous la prête ta vieille? Moi je les adore ces gens là, ils sont exotiques! 😉

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