Archives Mensuelles: juillet 2011

Du jardin !!!


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Ces idées là


La suite de l’Orchidée (Version Marlaguette)


Mon texte https://angelenemus.wordpress.com/2011/07/26/lorchidee/

la réponse de Marlaguette

Ma tendre Parfaite

Cet instant je l’ai rêvé… J’imagine ton air étonné, celui qui te fait hausser ce sourcil que j’ai tant envie d’embrasser. Ta bouche entrouverte laissant apparaitre cette langue qui me semble si douce quand je t’entends parler près de moi. Ton regard clair que j’ai déjà eu envie d’illuminer alors qu’il semblait chargé de tristesse. Je vois le velouté de ta peau, cette peau qui pourrait frissonner sous la caresse de mes doigts. Je savais que tu serais capable de me trouver…
Ouvre les yeux ! Regarde autour de toi ! Je suis là ! Si près maintenant… Ton parfum me fait frémir quand je passe dans son sillon…
Ne t’inquiète pas, je suis là…
Je veille sur toi
Je marche dans tes pas
Tu m’effleures chaque jour
Ne cherche pas, tu me trouveras…

et …

Elle se sentit frémir.

Imaginer qu’elle était ainsi désirée et aimée avec autant de ferveur était trés excitant. Elle se hâta vers les lavabos, remis du rouge à  lèvre, fit bouffer ses cheveux. Elle sentait que son corps vibrait légèrement, répondait à l’appel du message.

Elle se sentait belle et forte quand elle sortit de son bureau. Elle était décidée à trouver cet homme.

Par où commencer ? elle se dirigea d’un pas décidé vers l’extérieur, vers la place ombragée de ses pauses quotidiennes. « IL sera forcément là.  »

Etrange cette assurance nouvelle qu’elle ressentait. Elle dont le désir et l’instinct de vie étaient en sommeil depuis si longtemps, voilà que quelques mots et mystères l’avaient réveillée et bien réveillée !

Elle se lécha les lèvres avec gourmandise, humm, espérons que la surprise sera à la hauteur du paquet cadeau.

En conquérante, elle arrêta son pas à l’entrée de la jolie place et commença à regarder autour d’elle. (je veux qu’il vienne à moi).

Elle entendit un murmure près d’elle « bonjour ma tendre parfaite, je suis là, ne te retourne pas encore, tu es trés belle là maintenant, j’espère vraiment combler tes attentes comme tu combles les miennes. Taisons nous pour l’instant. Si tu permets je vais te prendre par la main, accepte de te laisser guider, tu ne crains rien. Je pense que tu vas aimer »

Son coeur cognait dans sa poitrine, elle tendit la main, sentit une grande main douce l’emprisonner, et enfin elle se retourna. Immédiatement elle aima ses yeux et sa bouche, sa carrure et l’incroyable sensualité qu’il dégageait.

Il y avait de l’électricité dans l’air entre eux, toute la douceur du monde, mais aussi un appel charnel inimaginable.

Ils partirent main dans la main, et la suite de leur histoire est terriblement érotique et ne peut pas être racontée ici.

 

 

La suite de l’orchidée (version LeGnomeNoir)


[mon texte : https://angelenemus.wordpress.com/2011/07/26/lorchidee/

La suite de LeGnomeNoir :

« Ma tendre parfaite,

Puisque tu es parvenue jusqu’ici sans entrave, guidée assez facilement, je l’avoue, par mes petits cailloux blancs ou pourpres,
j’espère que tu ne te seras pas offusquée par l’allusion possible à l’orchis pulpeux qui balance mollement par paire près du scrotum des mâles.
Mais si l’orchidée est un symbole sexuel puissant, je l’ai surtout choisie parce qu’elle est tout autant beauté -et le pourpre est assexué.

Peut-être es-tu ma parfaite, j’aime en tout cas à le penser; peut-être n’es-tu qu’un songe, une envie, une lubie,
mais tu m’offres du soleil, et fais éclater mon coeur, chaque fois que ton rire tonitruant résonne dans le quartier, sur cette terrasse que tu affectionnes.
Tu ne m’as jamais remarqué, pourtant je ne suis jamais bien loin. Même pas caché.
Je suis discret, presque invisible, et si on ne me heurte pas, je passe inaperçu.
Je ne t’espionne pas, ne te suis pas dans la rue, je me contente de te croiser, par hasard, presQue tout le temps.
C’est ainsi que j’ai vu où tu vis, et qu’après moult hésitations, j’ai enfin osé ce cadeau déposer.

Je ne t’adule pas, te désire avec pudeur, et te ressens plus fort que la pointe du Raz ressent le ressac. Tu es le bien que me fait chaque jour, et ton sourire fait rire mon âme.

Maintenant tu sais. Tu sais que j’existe. Il te reste à me voir…

 Oups, elle était totalement interdite sur sa chaise. Elle lut et relut le texte, envoutée et émue par les mots qu’elle lisait.

Quand son amie arriva elle était encore immobile et perdue dans ses pensées. Elle la suivit et s’installa à la terrasse de leur petit restaurant habituel. Elle scruta furtivement les alentours, se demandant s’IL était là. Elle se tenait trés droite et n’arrivait plus à être détendue et naturelle, tellement elle était remplie de l’impression qu’IL la regardait.

Elle s’en voulait de réagir aussi fort, elle avait même furtivement des idées sombres, de vieilles angoisses remontant à la surface liées à un ancien amoureux qui avait pour habitude de l’épier régulièrement au point qu’elle avait peur de lui et ne se sentait plus en sécurité nulle part.

Elle se demandait à quoi il resssemblait, elle avait envie de l’imaginer laid et difforme pour vite oublier cette histoire et ne plus être aussi troublée. Et trés vite elle souhaitait qu’il soit son parfait, son compagnon. Qu’elle conjugue sa vie avec l’ordre naturel des choses, sans peur, sans obstacle et sans arrière pensée.

Il est là, il est sûrement là, il attend que je le vois. Elle se sentit emplie d’une sorte de joyeuse frénésie et scruta les environs avec avidité.

Son amie avait cessé de parler depuis quelques minutes et l’observait avec étonnement. « Ca ne va pas ??, qu’est ce que tu cherches ? »

« Je le cherche LUI »

« Il va falloir que tu m’expliques ! »

« Plus tard. C’est important. »

Elle se leva même, impatiente, où es tu TOI.

Elle avait envie de rire.

« Montre toi, arrête de me faire attendre. »

Elle vit à quelques tables de là un homme se lever aussi et lui faire signe de la main …

Il souriait tendrement et il était beau.

Voilà, c’est le moment.

La suite de l’orchidée (version Le Chat)


mon texte de départ :

https://angelenemus.wordpress.com/2011/07/26/lorchidee/

réponse du chat

Malgré les mails, emmêlés
Attentif à chaque démêlé

Tu seras toujours ma parfaite
Enchâssée dans ma tête
Ne pas se fier
Dire et répéter les faits
Rouvrant ainsi la boite de Pandore
Et espérer jusque ma mort

Peuplant, en attendant mes pensées
Arrêts sur des images encastrées
Refusant la facilité.
Fuyons cette vie étriquée
Attendre, pourtant
Idiolectes, tu les sais et les entends
Toi, toujours toi, encore toi
Et moi, tu connais ma foi.

Elle comprit immédiatement qu’il était revenu. Elle reconnut sa plume, ses effets, sa façon de communiquer avec elle. « L’homme » était à nouveau là. Elle ne l’espérait plus. Celà faisait si longtemps qu’il était parti. Qu’il avait préféré s’éloigner d’elle plutôt que de vivre leur passion destructrice. Depuis elle avait quasiment cessé de vivre, végétant, s’investissant dans son travail, faisant n’importe quoi qui l’éloigne de toute pensée pour lui. De toute pensée pour la parenthèse de vie qu’elle avait eue avec lui, de cette passion destructrice et inassouvie, de cette envie de sa peau qu’elle avait encore et qui l’empéchait de laisser approcher un autre homme.

Il était là, pas loin. Cette idée lui donna un vertige délicieux.

Peu importe ce qui arriverait maintenant, il était revenu, il était là.

Son tendre parfait était revenu.Plus rien ne comptait.

Elle rentra chez elle. Peu importe le travail. Il est revenu.

Elle défit son chignon sévère. Dégraffa les boutons de son chemisier.

Et l’attendit.

Il est revenu, plus rien ne compte.

La suite de l’orchidée (version loofy)


mon texte :

https://angelenemus.wordpress.com/2011/07/26/lorchidee/

la suite de Loofy :

c’est à ce moment précis qu’elle se réveilla en sursaut.
Elle envoya valdinguer ce foutu réveil contre le mur qui n’en était pas à sa première collision avec de tels OVNI.

« Foutu réveil ! tu ne peux pas te taire !!! ta gueule, merde !!! J’en ai raz le bol de ces rêves merveilleux qui me rappellent chaque jour un peu plus la médiocrité et la banalité de ma vie de merde … raz le bol ! » hurla-t’elle.

elle sauta dans son pantalon encore sale d’hier et ne changea même pas son tee-shirt encore transpirant de la courte nuit froide et solitaire qu’elle venait de vivre… une de plus…… pas le temps de trainer… « il me faut retourner rapidement aux docks pour une nouvelle journée harassante si je veux toucher un peu plus que le RSA… merde ; fais chier ! »
Pas de petit dej… de toute façon le filtre à café en a raz le bol d’être utilisé sans être changé… raz le bol de cette pisse au p’tit dej avec une fin de boite de maquereaux en guise de croissants…

Elle enjamba les détritus qui gisaient ici et là ; répandus dans ce qu’on pourrait appeler une piaule presque acceptable pour une junkie proche de l’overdose, si au moins l’odeur qui y régnait n’était pas si nauséabonde …

Là, à peine avait-elle ouvert la porte de chez elle pour aller travailler qu’elle avait stoppé net son élan, interpellée par un paquet posé sur son paillasson. Une petite boite cubique toute dorée avec un joli nœud violet …

Laure grimaça de toutes ses dents jaunes.

Elle résista à l’envie de shooter dans le paquet avec ses grosses grolles de camionneur. Non la curiosité fut la plus forte. « Putain merde, c’est quoi ç’t’arnaque ».

Elle se gratta la tête, un peu frénétiquement, dérangeant ça et là un des occupants des lieux.

Ca faisait plusieurs jours qu’elle avait pas eu son fix et fallait pas la faire chier.

Elle ouvrit la boite, et trouva un sachet de poudre.

Frénétiquement elle chercha sa lame dans son pantalon pour vérifier si c’était bien ce qu’elle croyait.

Putain, y’a un putain de dieu sur cette putain de planette …. c’est de la bonne !

Elle ne se rappelait déjà plus de son rêve d’orchidée et de vie différente. Tout ça c’était pour les gens biens, elle elle faisait partie des moins que rien, des déchets. Elle était foutue de toute façon.

Elle retourna dans sa piaule puante.

Il y avait un morceau de miroir brisé collé au mur.

Elle était maigre, sale, blanche, elle n’avait plus rien de féminin. Ses yeux étaient fous, cernés de violet.

Elle était dépendante de cette merde là, cette merde dont elle tenait une grosse quantité au creux de la main.

Elle prit tout d’un seul coup, trés vite.

Allez ciao la compagnie …

Bleu bleu bleu


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Il y a une heure il faisait lourd et sombre, il a plu des cordes, et hop : vue de mon bureau là en direct !

L’orchidée


Allons bon, c’est quoi encore cette histoire …

La jeune femme allait de surprise en surprise ce jour là, rien ne se passait comme d’habitude, son quotidien totalement millimétré déraillait.

Là, à peine avait-elle ouvert la porte de son appartement pour aller travailler qu’elle avait stoppé net son élan, interpellée par un paquet posé sur son paillasson. Une petite boite cubique toute dorée avec un joli noeud violet.

Elle regarda autour d’elle, se demandant si on l’observait. Mais non, le couloir était vide et silencieux.

Elle prit la boite et délicatement l’ouvrit.

Il y avait une orchidée pourpre dedans.

Elle ouvrit de grands yeux étonnés et fit une petite moue.

Dans le fond de la boîte il y avait juste quelques caractères imprimés en doré.

« Pour ma parfaite »

Trés déstabilisant. Ca ne pouvait pas être pour elle, impossible.

Il y avait aussi l’adresse d’un site internet. Elle se dit que c’était seulement un packaging publicitaire et se promit d’aller voir dès que possible.

Elle était en retard maintenant. Elle enfouit la boite et son contenu dans son panier et se hâta vers le travail. Elle n’eut pas le temps de repenser tout de suite à la petite boite. Sans l’oublier totalement elle avait repoussé sa curiosité vers la pause déjeuner. Justement, son amie et collègue allait venir la chercher. Elle tapa l’adresse du site – trés étrange – constituée de chiffres et de signes.

Heureusement qu’elle était assise …

Elle vit sa propre photo en page d’accueil du site en question. Elle-même, dans la rue, avec sa robe bleue, en train de rire, les cheveux voletant autour de son visage. L’air parfaitement détendue. Elle était si surprise qu’elle n’arrivait même pas à penser, à se demander quand et comment cette photo avait été prise, et comment elle pouvait être là …

Il fallait entrer un code pour pouvoir accéder au site.

elle resta interloquée quelques minutes. Puis tapa simplement « pourmaparfaite ».

Evidemment ça fonctionna.

Elle regarda l’orchidée comme s’il se fut- agit d’un être à part entière.

Il y eu d’abord la musique « UNINTENDED » de Muse, qui la fit frissonner.

Et puis un court texte qui lui était adressé.

Ecrit en doré sur fond violet.

Mais qu’est ce que c’est que ça.

« Ma tendre Parfaite »

 

(alors maintenant cher lecteur, c’est toi qui vas choisir comment ça continue :

Quel est la teneur du court texte ?

je continuerai l’histoire en fonction de ce que tu écriras …

CHRONIQUES DE L’ORDINAIRE – Le gars qui était narcoleptique


Moi j’ai un pote il est un peu narcoleptique. Ça veut dire qu’il s’endort à peu près n’importe quand et n’importe où. Heureusement son cas est léger, il sent quand il va s’endormir. Donc il n’est pas en danger (ou dangereux) quand il conduit …  notamment. Il s’arrête au bord de la route, il dort trois minutes et hop il repart en pleine forme. C’est comme un interrupteur électrique jour-nuit.

Il a un avantage indéniable sur les autres, c’est qu’il récupère très vite. Forcément, vu le nombre de « pauses » qu’il fait dans la journée. Même après une nuit blanche il a la patate.

C’est très marrant, parfois on discute, on refait le monde, on est en plein débat contradictoire (il est du genre très contradictoire et très contrariant), il nous dit « ha je dors  … », il pose sa tête quelquepart, et on l’entend plus pendant quelques minutes. Mais alors quand il se réveille, y’a intérêt à avoir fourbi les arguments parce qu’il ré-attaque fort.

Je l’ai vu s’endormir dans mon canapé en pleine conversation, dans ma voiture avec la musique à fond (il était passager), sur la plage en train de regarder les étoiles, dans le tramway hirondelles, au cinéma, …

Je me demande s’il s’endort quand il est en intimité avec une femme, mais oups ça ne me regarde pas.

Voilà, il est hors norme celui là.

Et je veille sur son sommeil quand il est là.

Il pleut à Montpellier …


Quel scandale !!!