Une histoire en blanc ou noir (premier épisode)

BLANC

Quelle jolie aventure. Nous voilà partis tous les quatre, mon amie K, son fils A., ma fille et moi, invités dans une ferme de montagne, tout excités d’être ensemble pour la première fois. Le trajet a été joyeux, nous avons chanté et ri, inventé des charades, raconté des histoires. Nous avions décidé d’éviter les grands axes et de passer par les chemins de traverses. Bien nous en a pris, nous avons croisé la route de quelques représentant de la faune locale, petits et gros rapaces, chevreuil, faisan, sanglier … les enfants étaient aux anges. La ferme ne nous étant ouverte qu’à partir de 17h, nous avions décidé de voyager cool et de nous arrêter chaque fois qu’il y avait un panneau indiquant un monument remarquable ou une curiosité naturelle. Nous avons ainsi pu photographier quelques magnifiques menhirs, faire des ricochets sur un lac, observer les remparts d’un vieux village. En cherchant un endroit pour déjeuner nous avons eu l’agréable surprise de tomber sur une adorable auberge où la compagnie était agréable et où les enfants ont pu s’en donner à cœur joie sur le château gonflable installé dans le parc. Comme l’équipement était légèrement humide nous avons autorisé les enfants à se mettre en maillot, ils étaient si contents !

 

NOIR

Week end éprouvant. Nous hésitions à partir toutes les deux avec nos enfants, à chaque fois que nous les avions confrontés l’un à l’autre ça s’était mal passé. K. m’avait proposé ce week end dans un gite de montagne : elle avait gagné un séjour pour quatre et la fermière lui avait imposé la date. Pourquoi pas, nous verrions si nos enfants se supportent un peu mieux. La route a été atroce, il a fallu s’arrêter plusieurs fois pour que le fils de K.vomisse. Il avait le mal des transports c’était un calvaire. D’autant plus qu’en tant qu’hyper actif, rester sans bouger dans une voiture pendant deux heures était un exploit pour lui. Ma fille n’était pas de reste, elle a passé le trajet à se plaindre de son compagnon à qui elle donnait des coups sournoisement. Je conduisais et j’ai dû m’arrêter plusieurs fois pour faire la loi … Alors que les enfants râlaient parce qu’ils avaient faim, on s’est arrêtés au premier bouiboui trouvé au bord de la route. Un bar à routiers et à motards où notre arrivée a été saluée par des rires gras, des bruits de baisers mouillés et des sifflements. On s’est installées le plus loin possible des hommes en chaleur, près du château gonflable installé dans le parc. Sauf qu’il était partiellement dégonflé et surtout imbibé d’eau et de crasse. Au bout de 10minutes les enfants sont revenus, trempés de la tête aux pieds et recouverts d’immondices et de chiures d’oiseaux. Devant les motards goguenards nous avons dû demander une bassine d’eau et du savon pour nettoyer nos enfants en plein milieu de la cour.

à suivre.

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À propos de angelenemus

Artisan du MERVEILLEUR (à la recherche du MERVEILLEUX, en qualité de VEILLEUR, pour vivre le MEILLEUR)

Publié le 14 juin 2011, dans CHRONIQUES DE L'ORDINAIRE, Onzième degré. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Pour pas qu’ils vomissent, les mômes en voiture, et pour pas qu’il soient turbulents, il faut leur faire boire du wisky avant de partir. Quatre verres.

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