Archives Mensuelles: mai 2011

Ha ouai, j’me disais bien …


Le verbe GRINCHER


1er groupe

qualifie quelqu’un de grincheux qui roumègue et grince et râle

je grinche

tu grinches

il grinche

voila, facile

Son avis sur la chose


– Ma chérie, je pense que tu devrais arrêter de dire ça …

– de dire quoi ?

– « c’est bète les garçons »

– … c’est du huitième degré tu sais, j’aime vachement les garçons et y’a autant de filles bètes que de garçons bètes à mon avis.

– je sais que c’est du huitième degré, je te connais …, mais quand même ça finit par m’agacer quand tu dis ça. D’autant plus qu’après c’est répété et pas au huitième degré. J’aime pas trop quand tu généralises comme ça, tu donnes le mauvais exemple, toi tu rigoles mais tout le monde n’est pas apte à interpréter correctement. Ca donne à penser que tu es anti-garçon ou arrogante dans ton féminisme.

– Houlala, mais je suis pas comme ça.

– Ben voilà …

– MEA CULPA, les garçons ils sont pas tous bètes, et souvent y’en a que j’aime !

– n’en fais pas des tonnes quand même !

– toi tu es grincheux.

 

Papillon


VDM


Toute ma famille s’est réunie chez ma soeur pour la fête des mères.

Ils sont à 4 km de chez moi.

A 12h54, alors qu’ils en sont au fromage ils viennent de se rendre compte qu’ils ont oublié de m’inviter, c’est ma nièce de 5 ans qui vient de m’appeler pour me le dire …

VDM

Une rose blanche pour toutes les mamans


mais qui ???


On m’a abonnée à SCIENCES ET AVENIR … chouette cadeau à vrai dire, le genre de chose faite par quelqu’un qui me connait trés bien ! j’ai appelé l’air de rien quelques personnes, mais personne n’a avoué

j’ai reçu le premier numéro ce matin

mais qui ???

Le grain de beauté


J’ai un grain de beauté taquin.
Dès qu’il pointe son nez hors de mon chemisier il fait loucher les garçons.
J’ai un grain de beauté malin.
Il vibre avec ma respiration et il a l’air d’être vivant.
J’ai un grain de beauté cabotin
Il n’en fait qu’à sa tête et apparait ou disparait à sa convenance.
J’ai un grain de beauté calin
Il aime attirer l’attention sur lui
J’ai un grain de beauté vilain
Il fait exprès de se faire remarquer pour me faire rougir sous les oeillades caressantes
 
 

FAIRE DES MIRACLES C’EST UN TRAVAIL DE FEMME


ben oui, j’ai testé …

CHRONIQUES CANNOISES – Yolande


C’est Yolande qui nous a abordées.

Nous étions sur la Croisette, pas trés loin du Palais des Festivals, à regarder passer les voitures des stars (voitures noires, vitres noires) et les invités à pied alors qu’ils étaient contrôlés par la sécurité.

Trop de monde devant le tapis rouge pour pouvoir approcher.

Nous étions trés excitées et joueuses. Non pas à cause du festival ou des stars, mais heureuses d’être là toutes les trois ; il faisait trés beau, c’était un long week end, la mer n’était pas loin.

Nous nous sommes mis à commenter à voix haute la dégaine des invités. Mes deux compagnes ont un solide sens de l’humour. L’exercice a commencé à déclencher chez nous un fou rire permanent, au point que petit à petit les badauds se sont rapprochés de nous pour écouter nos bétises. C’était un moment étrange, il y a eu un attroupement. Les gens riaient et nous applaudissaient. Totalement surréaliste. Y’a même un paparazzi qui est venu voir si nous étions célèbres. Tout celà n’a fait qu’amplifier notre hilarité.

Quand les portes du Palais ont été fermées la foule s’est dispersée. Yolande est restée. Timidement elle nous a demandé si elle pouvait venir avec nous parce qu’elle était seule. Nous lui avons dit que nous allions la tester pour vérifier si nous pouvions l’adopter. (en fait elle est restée avec nous pendant les trois jours).

Yolande : Blonde bourgeoise de 50 ans et quelques, sac Hermès, de nationalité luxembourgeoise.

Pourquoi pas …

Pous sceller l’adoption nous sommes allées boire des cocktails aux prix indécents et à l’alcool aléatoire.

Yolande nous a rapidement raconté sa vie. Epouse d’un riche industriel luxembourgeois, elle était venue seule à Cannes (dans leur résidence secondaire) sur un coup de tête après s’être disputée avec son mari pour une histoire de foot (il me semble que j’ai compris qu’il avait acheté une équipe sans lui demander son avis, c’est possible ça au Luxembourg ??)

Yolande parle le français, le luxembourgeois, l’allemand, l’anglais et un peu l’italien. Elle nous a beaucoup aidées pendant nos aventures Cannoises.

Au restaurant rue du Suquet la magie a continué d’opérer, nous étions dans une folle énergie faire de rires et de joie. A peine installées sur la terrasse du restaurant, et attirés par notre bonne humeur, sont venus s’installer deux Irlandais qui voulaient acheter une maison, un groupe d’italiens venant présenter un film, deux trés vieux messieurs Hollandais (frères jumaux), quatre mémées en goguette comme nous.

Mon amie K. a fait croire que c’était son anniversaire, du coup toute la rue a chanté pour elle, on nous a fait livrer du champagne et du limoncello des autres restaurants autour, à côté il y avait un bar gay et Dalida et un jardiner portugais sont venu(es) trinquer en chantant, suivi(es) de près par un américain qui ressemblait à Bill Murray et qui perdait son pantalon parce que sa ceinture armani l’avait laché. José (le proprio du bar gay) a mis des chansons de Dalida à fond, Pierre (le proprio du resto où nous étions) m’a entrainée dans une dirty danse sur les pavets de la rue, Yolande a mis tout le monde en contact : les hollandais avaient besoin d’un jardiner pour entretenir leur maison de Cannes, Dalida connaissait quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui vendait une maison, les mémées gloussaient avec les hollandais, bref, tout ce petit monde trés allumé s’est échangé des cartes de visites en parlant trés fort en anglais/italien/allemand.

Le bel italien producteur de film s’est incruté au groupe lui aussi, on l’a gardé jusqu’à notre départ.

Yolande était aux anges, elle n’arrêtait pas de nous dire merci, sans comprendre qu’elle faisait totalement partie de l’évènement, que sans elle ça n’aurait pas été aussi bien.

Tard dans la nuit nous avons décidé de rentrer dormir (en embarquant Yolande définitivement adoptée). La décapotable de K. est minuscule, notre nouvelle amie à l’arrière était pliée en deux (c’est le cas de le dire), vue sa corpulence, mais elle riait aux éclats. La soeur de K. (également à l’arrière) était extrèmement alcoolisée, elle n’a pas été capable de nous ramener à bon port (chez elle) : nous nous sommes perdues dans les lotissements pour milliardaires. Nous avons erré pendant longtemps sur les petites routes bardées de caméras de surveillance, nous avons même fait un arrêt pipi en plein milieu, tout ça en riant évidemment. Finallement un taxi rolls nous a tirées d’affaire, lui il savait où il était, nous l’avons suivi et sommes sorties du labyrinthe.

Yolande avait éteint son téléphone et donc n’avait pas remarqué que son mari avait laissé plein de messages inquiets.

Quand elle l’a rappelé il était angoissé de sa disparition, on a dû lui parler toutes à tour de rôle pour le rassurer. Ce qui est marrant c’est qu’il s’est vraiment intéressé à elle du coup.On en a profité pour réclamer une rançon. Il a dit « ok, venez la chercher un week end de juillet, je vous invite ».

Yoyo et moi sommes allées nous ballader à Grasse (les filles avaient des trucs à faire), on a croisé des compatriotes à elle avec qui nous avons déjeuné. Puis elle m’a emmenée chez elle sur les hauteurs de Cannes pour récupérer des « bricoles » pour la fête du soir (caisse de champagne dans sa cave).

Elle était toute émerveillée par ce qui lui arrivait : « ma chérie, je suis une femme ennuyeuse qui s’ennuie, alors vous avoir rencontrées ça me fait un bien fou !! je me sens VIVANTE !!!  »

Voilà. Yolande est restée avec nous jusqu’à la fin de notre week end délicieux. On l’a ramenée chez elle et elle pleurait de nous quitter.

Je vais aller visiter le Luxembourg en juillet !!