Archives Mensuelles: juillet 2010

Fuckability


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Never again


CHRONIQUES DE L’ORDINAIRE – Mon ami Guido


Tout à l’heure en rentrant à la maison j’ai pensé à Guido.
En fait j’étais coincée dans un embouteillage et j’étais derrière un camping-car immatriculé en Hollande.
Guido est Hollandais.
Notre rencontre était totalement improbable.
Nous avions 10 ans.
 
Les parents de guido avaient loué le gite rural du voisin, juste au dessus de la maison, pendant tout le mois de juillet.
Ils étaient tellement différents de nous :
le papa de Guido était ingénieur chez Phillips
la maman de Guido ne travaillait pas, mais était une ancienne concertiste violon.
Ils jouaient tous d’un instrument de musique.
 
On n’aimait pas trop les touristes chez nous, surtout les allemands ou les hollandais : papa disait "ils nous regardent comme des indiens dans une réserve, on est pas assez bien pour eux, ça tombe bien, ils nous intéressent pas"
et c’est vrai que c’était quelque chose de les voir arriver chaque été, chargés comme des mules avec leurs produits d’origine, à ne rien acheter sur place, à ne pas chercher à connaitre notre mode de vie, à ne pas tenter de gouter à nos plats et à ne pas parler un mot de français.
Ils nous ignoraient totalement et nous faisaient nous sentir terriblement autochtones, rustiques et inférieurs. (je sais maintenant que c’était beaucoup de timidité en fait, on est bète de ses préjugés).
 
Le soir où j’ai rencontré Guido, il y avait un terrible orage sec : des éclairs et du tonnerre, mais pas d’eau.
Toute ma famille était sur la terrasse, la vue y est panoramique, nous avions installé les chaises, et nous applaudissions et hurlions d’admiration à chaque éclair zébrant le ciel (les joies simples de ma famille) c’est si spectaculaire ces flashs dans le noir
C’était un moment trés drôle et un peu effrayant. Papa (qui est un féru de sciences) nous expliquait les phénomènes météos, l’électricité statique, les consignes de sécurité, ce genre de choses.
Pendant l’entracte (même la nature fait des pauses), nous avons remarqué que les Hollandais d’à côté s’étaient aussi installés sur la terrasse, et qu’ils avaient sorti leurs instruments de musique : violon pour la mère, accordéon pour le père, et trompette pour Guido.
C’était magique : la musique, les éclairs, le tonnerre, nos cris et applaudissements.
Papa est descendu à la cave, il est remonté avec une bouteille de sa meilleure carthagène et un bocal de cerises au sirop.
Madame a sorti sa boite de tuiles aux amandes.
On est allé chez les "touristes".
Ils ont fait une sacrée tête quand ils nous ont vu arriver !
Papa (qui n’est pas aussi rustique qu’il en a l’air) leur a parlé en anglais, le papa de Guido a répondu en français.
On a demandé si on pouvait écouter leur musique.
Ils nous ont offert un concert improvisé, là sous la treille de Monsieur CASTANIER, les grands ont bu la carthagène, les petits ont mangé les cerises et les gateaux.
Ils ont sorti du placard des sucreries exotiques et un alcool fort.
Avec Guido on s’est installés sous la table et on a commencé à communiquer.
On avait le même âge, la même taille, la même curiosité.
Ses cheveux étaient blonds, presque blancs et sa peau cloquée rouge de coups de soleil.
J’étais brune et bronzée caramel avec des cheveux touffus qui mangeaient mon visage
Il est allé chercher un jeu de dames.
Je savais un peu jouer, lui trés bien.
Nous avons commencé comme ça.
 
Nos parents ont noué une amitié solide à partir de ce moment là.
Pendant de nombreuses années ils sont revenus chaque année passer leur mois de juillet dans la maison d’à coté.
 
La première année, Guido et moi nous avons joué aux dames.
On était trop petits pour qu’on nous laisse prendre la poudre d’escampette.
Chacun parlait dans sa langue, avec des signes.
J’ai eu mal au coeur quand il est reparti.
 
L’année suivante j’avais commencé à apprendre l’anglais au collège, lui le français et l’anglais.
Nous avons commencé à baraguiner tant bien que mal : il parlait tellement mieux le français que moi l’anglais que j’en étais ébahie.
Les parents avaient laché du lest, on avait le droit d’aller à la rivière se baigner tous les après midi, je lui montrais mes coins pour pécher des verons sans se faire choper par le garde champètre.
Je crois que sa mère lui faisait jeter les poissons qu’il ramenait : elle n’avait jamais gouté une friture de ces poissons là.
Il avait un jeu de dame de poche. On jouait sur les rochers en se faisant sécher après les baignades au gours de Coumbil.
 
Maman donnait des légumes du jardin à la maman de Guido, puis elle lui montrait comment les cuisiner. Elles "discutaient" ensemble sans se comprendre du tout et sans que ça ait l’air de les déranger.
Les hommes parlaient moitié en anglais, moitié en français, ils discutaient "technique" sur le matériel Phillips (mon père était électronicien et je suppose qu’il était monté dans l’estime du père de Guido, socialement parlant), papa racontait aussi l’histoire du village, les guerres de religions, les usines de bas de soie, les grottes aux vestiges préhistoriques …
le papa de Guido racontait sa hollande, trés loin du fromage et des tulipes.
 
Guido et moi on était inséparrables.
Quand on en voyait un, l’autre n’était pas loin.
L’été quand il était là j’abandonnais sans vergogne les copins et copines du village.
Ma vie tournait autour de lui.
Chaque séparation me laissait trés déprimée pendant quelques jours.
 
On s’écrivait pendant l’hiver, on continuait une molle partie de dame par correspondance, histoire de rester en contact.
Il me disait que je lui manquais et je le croyais.
J’aimais bien recevoir ses lettres, elles étaient pourtant bien ternes dans son style scolaire bien poli et ne me racontaient pas qui il était ni ce qu’il faisait.
Je répondais quand j’y pensais.
 
L’été d’après nous avions 14 ans.
Et là je n’avais plus envie de jouer aux dames ni à pécher des poissons.
 
J’avais trés envie qu’il me donne mon premier baiser sur la bouche, mais je ne savais pas comment m’y prendre, vu qu’il n’avait pas l’air décidé.
Je prenais des mines que j’imaginais glamour, bombais les lèvres vers lui, soupirais tout contre sa joue, mais rien à faire.
Je fulminais dans mon coin et refusais de jouer à ses jeux d’enfant.
il ne comprenait pas et était blessé.
cette année là on était moins ensemble.
 
L’année d’après ses parents ont invité un copain à lui.
Je ne l’ai presque pas vu.
Il a montré tous nos coins de jeu à son ami, j’ai été exclue du cercle.
 
Nos parents sont restés amis. Ils se voient régulièrement.
J’ai appris que Guido, après avoir brillamment réussi ses études d’ingénieur avait tout laissé tomber pour devenir trompetiste dans un parc d’attraction.
Il était tombé amoureux du clarinnétiste.
Son père était un peu déçu.
Je n’ai plus de nouvelles depuis de nombreuses années.
C’est étrange que j’ai pensé à lui ce soir.
On est encore en juillet non ? je vais appeler maman pour lui demander si elle a vu les parents de Guido cette année … peut être que …
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

fin de cycle


Aujourd’hui j’achève le cycle de mort et de tristesse
je renais à la vie
et c’est une super nouvelle
 
 

DOUCEUR DU SOIR


 
Muse – Unintended
envoyé par darkfalfoenix
 
tu pourrais être, involontairement, celui qui va me donner envie de vivre éternellement
tu pourrais être celui que j’aimerai toujours
tu pourrais être celui qui est attentif à toutes mes interrogations, même les plus intimes
tu pourrais être celui que j’aimerai toujours.
je serai là dès que je le pourrai, là je suis encore occupée à réparer tout ce qui est cassé en moi
cassé par la vie que j’avais avant.
Il y a eu celui qui a assassiné tous mes rêves et mon équilibre
Il n’étais pas l’homme bon que tu es toi
tu pourrais être, involontairement, celui qui va me donner envie de vivre éternellement
je veux que tu sois celui que j’aimerai pour toujours.
je serai là dès que j’aurai réparé mon coeur brisé
brisé, par ma vie d’avant toi

grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr


et allez
encore un changement d’interface
ils modifient un système qui fonctionne bien pour installer un système qui fonctionne pas
c’est le progrès
comment on fait pour voir les commentaires récents ?
y’a plus de lien rapide pour écrire un billet ?
où sont passées les stats
pourquoi à chaque changement il faut reparamétrer la confidentialité ?
 

vraie vie 10 / internet 0


vraie vie, donc en vrac et dans le désordre :
 
texto gentil de charmant
Night and Day
yeux exhorbités devant le prix d’une paire de jumelles / lunette télescopique
café avec Denis et discution philosophique sur le mode d’emploi de la relation homme/femme
réflexion sur l’achat de la bibliothèque BILLY (mais comment je vais monter ce truc j’ai pas eu de mécano moi)
speak english with lost german
monaco à LA GRANDE MOTTE avec doudou
négociation réussie avec banquier (nouveau frigo en vue ?)
acquisition de 20 grammes de dentelle rouge (plus cher que le même poids en or)
projet de pique nique nocturne au pic saint loup pour voir si on voit des ovnis
grattage loupé de dédé
grattage réussi du gros matou d’à côté
miam miam glace banoffee
calin à ma fille
one par Matthew, seule en voiture de nuit, 25°, lune rousse toute ronde, odeur de foins coupés
 
 
 
 
 

monde virtuel (bis)


aujourd’hui j’en ai marre d’internet
le monde virtuel ne me suffit pas
je veux plus
 

question


 

viva rtt


je suis en reuteuteu aujourd’hui
hier quand j’ai rappelé le fait à mon boss il a fait la tête, il a horreur des rtt, des vacances, et des gens qui partent à l’heure le soir
mais bon, déjà je l’ai pas pris le mois dernier, faut pas pousser
et en plus j’ai plein de rendez vous aujourd’hui
c’est pour ça que je suis debout d’ailleurs
dans une heure je vois mon banquier
là je lutte frénétiquement contre la trace d’oreiller incrustée dans ma joue
ça fait pas sérieux …