Salle d’attente


En ce moment je fréquente beaucoup les salles d’attente.

Moi qui déteste attendre.

Une salle où l’on attend.

Et c’est la vie qui passe. Mal installée sur une chaise en plastique. Parfois avec une musique d’attente. Au milieu des gens qui attendent. Chacun dans son coin. En veillant hargneusement à ce que personne ne lui passe devant. En lorgnant sur les chaises qui se libèrent pour attendre assis plutôt que debout.

En rechignant à laisser la place aux plus faibles. Tout le monde est faible chez le médecin.

Et le médecin est en retard.

Il est tellement important qu’on accepte de l’attendre.

Verdict, examens, solutions, ordonnances.

On attend.

Parce qu’on a la trouille.

Des symptômes.

Et que dieu le père médecin va remettre de l’ordre et chasser la peur.

Finalement on est très en vie dans les salles d’attente.

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Histoire de femme jalouse


Personnellement je ne suis pas jalouse.

Ni possessive.

D’aucuns diront que c’est parce que je n’ai jamais aimé. C’est possible.

En tout cas la jalousie des autres me laisse perplexe.

Je suis très souvent la cible de femmes jalouses. Ça me dépasse complètement.

Actuellement il y en a une qui me fait rire, et pitié. Les deux.

C’est la nouvelle femme du père de ma fille. Ça fait trois ans qu’ils sont ensemble. En fait, j’ai râlé très fort contre lui, il y a deux mois. Il ne répond plus à mes textos et c’est chiant pour l’intendance de notre fille commune.

Du coup j’ai appris qu’elle était malade de jalousie envers moi. Malade, malade, malade. Il semblerait qu’elle supprime méthodiquement tous mes textos ou mails. Car oui, elle épluche en permanence le contenu de son téléphone et de son ordinateur.

Et il laisse faire !!! Cet homme intransigeant qui m’a foutue en l’air avec ses dogmes de cinglé, il est fliqué par une encore plus cinglée que lui.

Ça va loin. Elle coince régulièrement ma fille pour poser des questions sur moi. Est-ce-que je vois quelqu’un, est-ce-que je suis toujours amoureuse de lui, est-ce-que j’ai bien compris qu’il est à elle et pas à moi.

J’en ai beaucoup parlé avec ma gosse. Pour dédramatiser. On a parlé des pathologies psy de jalousie. Du fait que personne n’appartient à personne.

Je ne peux pas la protéger de ça.

Mais vraiment parfois ça me démange de laisser sortir la bad girl en moi.

D’envoyer un Texto au triste sire. Juste pour mettre de l’animation. Genre « oui je sais, c’était torride, mais n’insiste pas, c’était juste un coup comme ça, je n’ai pas l’intention de continuer à m’envoyer en l’air avec toi. Arrête d’insister. Vraiment. »

Bon je le fais pas. Parce que c’est pas gentil. Mais j’en rêve. Une vengeance pour avoir fait chier mon bébé.


Je voulais que ma vie soit plus douce

Que quelqu’un m’aime et prenne soin de moi,

Que l’on partage, que l’on rit, que l’on voyage, que l’on chante.

Que l’on vive à s’aimer.

Mais voilà.

On n’a pas toujours ce que l’on souhaite.

Abandon, légèreté



« Je vous aime.

Pas d’un amour de vacances,

d’un amour d’un instant, d’un grand amour dont je veux les tristesses comme les joies,

d’un amour où je suis engagée corps et âme,

si lourd, si précieux que parfois j’en ai le souffle coupé. »

_________________ Simone de Beauvoir ____


Remember remember

The 5th of november


Je ne suis plus libre de ma plume

Je pars.


Y’a des humains, ils arrivent à faire des choses immondes à d’autres humains.

Et à continuer leur vie comme si de rien n’était.

Rire, aimer, faire des enfants, faire des projets. Fêter la vie, chanter.

Alors qu’ils ont commis des horreurs.

Moi, chaque fois que je fais un truc nul (et c’est même pas un truc horrible), je m’en veux définitivement. Ça me hante et me tourmente.

Je ne fais pas consciemment quelque chose que je juge « mal »car je ne peux pas vivre avec ça après.

Parce que j’ai commis il y a longtemps des actes que je ne me pardonne pas. J’ai dû mal à vivre avec. Pire que ça, j’ai la sensation profonde que j’ai cessé de vivre depuis. Que je suis juste un fantôme qui erre.

Comment ils font pour s’en foutre les autres ?


Pourquoi ne pas lui dire que vous savez qu’il est là, pensant à vous, se préoccupant de vous, et que vous vous sentez en sécurité ?
Que vos peurs, votre passé s’évanouissent. Et que le seul espoir est la promesse d’une étreinte.

Je remercie Dieu pour chaque erreur que j’ai faite, parce que chacune d’elles m’a indiqué le chemin qui m’a mené à vous.

Et quand, finalement, on sera ensemble, je veux que tu m’enlaces. Enlace-moi toute la nuit.
Caresse mes cheveux.
Dis-moi que je suis une femme et montre-moi que tu es un homme.
Jusqu’à ce qu’il n’y ait que maintenant.

Toi et moi… et maintenant.
Je ne demande pas qu’on m’explique la nuit.

Je l’attends et elle m’ enveloppe.

Et tu es comme le pain, la lumière et l’ombre.

Pablo Neruda